
Il y a de cela deux ans qu’un bras de fer opposait l’opposition guinéenne au Ministère de l’administration du territoire, pour le non achèvement de l’installation des Chefs de quartiers et les conseillers régionaux. L’opposition guinéenne par le biais de son chef de fil, Cellou Dalein Diallo, a saisi la Cour suprême pour les départager. Dans un arrêt rendu le jeudi, 26 décembre 2019, a donné raison à Cellou Dalein Diallo et ses collègues et a ordonné l’installation des chefs de quartier et district conformément au code électoral.
Cette décision de la cour suprême est perçue dans la classe politique guinéenne comme un trophée de guerre. Pour Dr. Ousmane Kaba, président du parti des démocrates pour l’espoir PADES, c’est une très bonne décision.
« Je pense que c’est une bonne décision, et ça honore la justice, rappellerez-vous chaque fois des hommes de loi disent le droit contre la force, contre le pouvoir, c’est une avancée que nous devons tous saluer. C’est très important, ça été le cas où cette même cour suprême a donné raison au PADES pour son autorisation d’exercer ses activités de parti politique qui avait été refusées par le pouvoir. C’est une avancée, je crois que vous pouvez participer au combat de votre pays chaque fois que vous encouragez les hommes de bonne volonté qui ont eu le courage de dire le droit. C’est en ce sens que moi j’ai salué hier la décision de la Cour suprême, c’est une très bonne décision », s’est-il réjouit
Le Président du PADES ne partage pas les fondements de la loi sur la façon dont les Chefs de quartier vont être installés, mais une fois cette loi votée, il exige son application.
« Vous savez que cette loi qui a donné la possibilité de nommer les Chefs de quartier par les partis qui ont le pouvoir dans une Commune. Nous, nous avons voté contre cette loi parce que nous avons pensé que ce n’était pas une bonne loi, et à l’époque, c’est l’UFDG et le RPG qui se sont entendus pour voter la loi. Mais dans un pays, si vous voulez que ça marche, si une loi est en vigueur, il faut l’appliquer que l’on partage ou pas les fondements de la loi. Moi je ne partage pas les fondements de cette loi, mais je me battrai pour que la loi soit appliquée. C’est la seule façon de faire vivre une communauté d’être humain, lorsqu’il y a des lois, il faut l’appliquer », souligne Dr. Ousmane Kaba.
Il indique que la Cour suprême n’écrit pas les lois comme toute juridiction, elle interprète les lois. « Et elle a très bien fait d’interpréter cette loi et de clarifier pour tout le monde, et de dire au gouvernement de donner une injonction au Ministre. Voilà ce qu’il fallait conformément à la loi qui a été votée à l’Assemblée nationale », précise le numéro1 du parti des démocrates pour l’espoir.
Sur le récent incident produit entre les députés au tour du non-paiement des primes des députés de l’opposition à l’hémicycle au palais du peuple lors de la clôture de la session de budget, Dr. Ousmane Kaba estime que c’est le travail qu’on paie.
« J’estime qu’on ne peut pas avoir le salaire du travail qu’on n’a pas fait. Les gens se battent souvent pour des intérêts, c’est ce que je reproche à mes amis. Quand on ne va pas siéger à l’Assemblée nationale, je ne vois pas pourquoi on exige d’avoir les primes. Mais ceci dit que je les ai pas écouté, peut-être ils pensent que ces primes vont être utilisées par d’autres membres de l’Assemblée, ils ont leur raison », indique Dr. Ousmane Kaba, président du PADES.
Facinet Camara 655765079









