Lutte contre les violences et le harcèlement à l’école : « il faudrait veiller à ce que les législations soient prises au niveau de chaque pays pour protéger le droit des enfants », propose Mandela Camara

0
266

C’est en juillet 2019 que l’UNESCO et les ministères en charge d’éducation de nombreux pays à travers le monde ont décidé de s’unir pour combattre la violence et le harcèlement en milieu scolaire. Alors le 05 novembre a été déclaré journée internationale de  lutte contre ces deux fléaux. En ce jeudi qui marque la première célébration de ladite journée, votre quotidien fatalainfo.com s’est entendu avec Aboubacar Mandela Camara. Il est sociologue et consultant de profession. Avec lui il a été question de faire le point sur les  conséquences de la violence et du harcèlement d’un côté, et de l’autre proposer des pistes de solutions.

 

 

 

« D’abord l’anxiété que cela provoque chez l’enfant. Il a été prouvé qu’un enfant violenté et harcelé a trois plus de risque à ostraciser et deux fois plus de risque de manquer les cours. Donc, généralement lorsque l’enfant est violenté à l’école soit par ses camarades, ses enseignants ou encadreurs, cela peut pousser l’enfant à s’absenté. L’autre chose, il a été prouvé aussi que les enfants qui subissent ces pratiques réussissent moins bien que les autres, notamment dans les sciences mathématiques et en lecture. Autrement dit, la violence et le harcèlement engendrent les mauvais résultats des enfants à l’école. Autre conséquences toujours, ces fléaux en milieu scolaire peuvent pousser l’élève à l’abandon scolaire qu’on peut aussi appeler la déscolarisation ou la déperdition scolaire », indique l’interlocuteur.

 

Pour mettre fin aux violences et au harcèlement en milieu scolaire, Aboubacar Mandela Camara propose : « il faudrait veiller à ce que les législations soient prises au niveau de chaque pays pour protéger le droit des enfants. C’est vrai qu’on peut avoir une loi, mais si les dispositions et des mécanismes ne sont pas en place pour faire respecter les droits, ça n’a pas de sens. Ici en Guinée, nous avons le code de l’enfant, mais est-ce que c’est appliqué ? Aujourd’hui on parle de viole, de menace, d’attouchement, de grossesse non désirée en milieu scolaire, et ces formes de violences ne sont pas condamnées. Mais au-delà des écoles mêmes il a été, généralement constaté que le harcèlement commence à l’école et ça se poursuit même en dehors de l’école y compris la violence. Par exemple sur les réseaux sociaux de nos jours, c’est pour dire que pour un premier temps qu’il ait des mécanismes, des lois qu’il ait des législations permettant de protéger les droits de l’enfant, mais ceux des hommes et leur intégrité physique de façon globale, surtout en matière de lutte contre la violence et le harcèlement à l’école. Il faudrait mener des enquêtes pour savoir quelles sont les fréquences de cette pratique en milieu scolaire. Dans le contexte guinéen, quels sont les types de harcèlement les plus fréquents et quelles en sont les causes et conséquences, si nous pouvons préconiser d’autres solutions idoines. Il faut surtout former les enseignants, pour que non seulement qu’ils puissent prévenir, mais aussi qu’ils puissent répondre. En un mot qu’ils puissent lutter contre ces fléaux en milieu scolaire y compris tous les acteurs concernés de la chose… ».

 

Mohamed Diakité.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici