El Hadji Abdoulaye Diassy aux acteurs politiques de Guinée : ‘’la lutte démocratique, c’est une lutte des idées, pas une lutte physique »

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Le post-électoral du 18 octobre dernier, n’a pas été clément au peuple de Guinée.  Puisque le pays a connu les violences, qui ont occasionné les pertes en vies humaines, des blessés et la destruction des biens publics et privés.

 

 

 

Une situation qui inquiète El Hadji Abdoulaye Diassy, secrétaire général  du haut conseil islamique de Guinée. C’est pourquoi, il demande à tous les guinéens de s’accepter en se donnant les mains, afin d’instaurer la paix dans le pays.

« Quand il n’y avait pas la démocratie en Guinée, quand nous regardons le rétroviseur, quand nous regardons le temps de Sekou Touré, il n’y avait pas cette situation-là, mais à ce temps aussi, il n’y avait pas aussi la démocratie, il n’y avait pas aussi la liberté publique, comme nous la gérons actuellement. Dès que nous avons accepté d’épouser la démocratie, certainement, les turbulences viendront, parce que chacun pensera qu’il est le seul candidat pour faire le pays, qu’il est le seul candidat pour construire la Guinée, il va apprécier ses idées, tandis que le  hadiss   du prophète a dit, « parmi les signes de la fin du monde, quand un homme apprécie ses idées, il pense qu’il est plus bon que les autres, quand tu vois ces signes, il faut mettre à l’idée, que ça, ça fait partir des signes de la fin de ce monde-là ». Il y a assez de signes, mais tous ces petits signes sont sortis, et d’autres grands signes viendront. Donc ce que nous vivons aujourd’hui, dès que la Guinée a accepté la démocratie en créant plusieurs partis, il y a eu des agitations, chacun veut maintenant arriver au pouvoir par tous les moyens.

 Mais ce que nous disons aux guinéens, avant tout, c’est pour protéger la terre guinéenne, c’est pour protéger la population, hommes, femmes et jeunes. Parce que le jour que quelqu’un viendra au pouvoir, il va regarder derrière lui, il verra qui, si tout le monde est déjà parti, si tout le monde est à l’hôpital, on a blessé les gens, on a tué beaucoup de gens, est ce qu’il aura un peuple. Il faut que les gens fassent doucement, la lutte démocratique, c’est une lutte des idées, pas une lutte physique, ce n’est pas de prendre des armes, ce n’est pas de combattre les gens, il faut montrer tes bonnes idées, tes bons projets, dans ce cas, toute la population t’appréciera », a laissé entendre le religieux.

 

Mohamed KABA

655 32 69 66.

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