La journée internationale des violences faites à l’égard des femmes : voici la déclaration de madame le ministre des droits et de l’autonomisation des femmes

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Déclaration de Me Hawa BEAVOGUI, Ministre :

 

 

Ce mercredi, 25 novembre 2020, la communauté internationale célèbre la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes. Cette journée marque traditionnellement le lancement de la campagne des 16 jours d’activisme contre lesdites violences, cette année est placée sous le thème « Orangeons ensemble la Guinée, Luttons contre les Violences basées sur le Genre ».

L’Assemblée Général des Nations Unies a adopté une résolution qui consacre l’intensification des initiatives déployées au nouveau mondial en vue d’éliminer les mutilations génitales féminines, la prévention et la lutte pour l’élimination de toutes formes de violences à l’égard des femmes et des filles. A cet égard, la Guinée à l’instar des autres pays agit contre les violences, met en œuvre les principes d’universalité des droits des femmes et d’égalité entre les sexes.

Notre pays épris de paix et de justice sociale célébrera en différé les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes pour des raisons de contraintes liées au calendrier du gouvernement. Par conséquent, la commémoration de la journée et la mise en œuvre des activités de la campagne des 16 jours d’activisme est reportée à une date ultérieure qui fera l’objet d’un communiqué officiel.

L’objectif de la campagne est d’attirer l’attention des décideurs à tous les niveaux afin de susciter des actions fortes pour lutter contre les violences faites aux Femmes et aux Filles.

Le Gouvernement à travers le Ministère des Droits et de l’Autonomisation des femmes en collaboration avec nos partenaires techniques et financiers a planifié la mise en œuvre d’une série d’actions menées en faveurs des communautés à la base pour impulser un changement de comportement face aux violences dont les femmes et les filles sont particulièrement victimes.

Mesdames et Messieurs,

Chers compatriotes

Le constat révèle quoique des acquis (d’ordre institutionnel, politique et législatif) ont été enregistrés en termes de protection des droits humains des femmes, cependant, nous sommes toujours confrontés à la persistance des pesanteurs socio- culturelles qui empiètent sur une efficiente protection des droits des femmes et filles de Guinée.

Selon l’enquête national 2016 sur les Violences Basées sur le Genre quatre 4 résidents sur 5 (soit 80%) ont subi une forme de violence au cours de leur vie. Quel que soit le sexe considéré, les violences sexuelles et psychologiques sont les plus fréquentes. Deux personnes sur trois ont subi au moins une forme quelconque de ce type de violence depuis l’âge de 15 ans.

Les pratiques traditionnelles néfastes comme les mutilations génitales féminines MGF, les mariages précoces sont très répandus dans le pays. En Guinée, c’est presque 1 sur 2 (46% EDS-2018), soit 654 858 filles qui sont mariées avant 18 ans chaque année et la prévalence de l’excision bien que légèrement baissée entre 2012 et 2018, de 97 % à 95 % chez les femmes des tranches d’âges de 15 – 49 ans est passé de 45 % à 39 % chez les filles de moins de 15 ans, est encore préoccupante.

Mesdames et Messieurs

Chers Compatriote

Ces derniers temps, nous avons constaté malheureusement une recrudescence des cas de viols et de meurtre sur des femmes et des filles mineures aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

Cette situation récurrente nous interpelle à agir.

Agir, parce que nous sommes redevables des conventions et traités qui protègent les droits humains de la femme et de la fille, auxquels la République de Guinée est État Partie.

Agir, parce que nos aspirations pour un développement durable et équilibré ne sauraient aboutir si les femmes continuent d’être violentées ou privées de leurs droits.

Pour terminer, je voudrais saisir cette occasion pour remercier les parties prenantes qui nous accompagnent processus de lutte contre les violences basées sur le genre notamment, les départements sectoriels, les partenaires techniques et financiers les organisations de la société civile, les leaders religieux et d’opinion dans le.

Vive la coopération internationale !

Vive les Femmes de Guinée et du Monde !

La protection des femmes et des filles est un devoir sacré pour chacun et pour tous !

Je vous remercie.

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