Pourquoi L’État n’oriente plus dans les universités privées ? Des révélations de Damaro qui donnent raison au gouvernement

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Depuis 2016, le gouvernement guinéen a pris la décision de ne plus orienter des bacheliers dans les universités privées. Une décision qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive. Depuis lors, le constat révèle que certains fondateurs d’université donnent une autre orientation à leurs centres.

 

 

 

Amadou Damaro Camara même l’ancien parlement, a toujours soutenu le gouvernement :  »Si vous vous souvenez, j’ai dénoncé ces universités privées ici pendant la huitième législature. Qu’est ce qu’on a constaté ? On annonçait quarante mille étudiants dans le secteur des universités privées. Après la biométrie on a trouvé vingt-un mille. Au non des quarante mille, elles avaient consommé plus de mille deux-cent milliards(1 200 000 000) de nos francs en cinq ans. Dans les universités publiques on parlait de 70 à 75 milles étudiants, il n’y avait en réalité que trente sept mille. Des pratiques comme pour la médecine. Je crois que c’était dix-sept millions de bourses par étudiant en médecine. Quand on dit que c’est mille étudiants, cela équivaut à dix-sept milliards. Vérification faite, il n’ y avait peut-être 100 ou 200 au maximum mais ils recevaient les payements. Ça c’était dans les universités privées et publiques. Que ça soit de telle pratique par l’élite qui est la couche intellectuelle du pays qui crée cette manne financière depuis les ministères jusqu’aux fondateurs et à voir de plus près entre (2026_2017) y’a eu 16 mille étudiants sortis de nos universités mais il n’y avait que 150 qui avaient fait mathématiques. Ce qui est insuffisant pour les écoles d’une seule commune de Conakry. C’est toujours des sociologues, des hommes de droit, de ceci ou de cela qui ne peuvent même pas se nourrir,… donc prendre l’argent de L’État pour aller former des chômeurs. Et L’État a bien fait de ne plus donner des bourses au profit d’ingéniering ou de développement et surtout plus dans les universités privées. Je  crois que beaucoup d’entre elles sont entrain de se transformer en écoles professionnelles très bientôt », a lâché l’actuel président de l’Assemblée nationale dans son perchoir au cours d’une plénière portant sur le volet dépense de la Loi de Finance Rectificative 2020.

Agnès Damba

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