Entamée depuis 2018, cette démarche consiste à établir un contrat de travail entre les patrons de la presse privée et leurs employés (journalistes et techniciens). L’initiative est de Sidy Diallo, ancien secrétaire général du syndicat de la presse privée de Guinée (SPPG) qui est désormais remplacé par Diaraye Guérassy.
La nouvelle secrétaire générale fait déjà de cette convention collective son cheval de bataille : « Depuis ma prise de fonction à la tête du syndicat, nous avons organisé une série de rencontre pour pouvoir rencontrer toutes les parties prenantes à la convention collective. Donc comme vous le savez, l’URTELGUI est une association qui regroupe des patrons de presse. Nous avons jugés nécessaire de venir rencontrer cette structure, lui présenter la nouvelle équipe du SPPG éventuellement soulever quelques conditions pour l’amélioration des conditions de vie de travail des journalistes. Et cette amélioration passe nécessairement par la signature de la convention collective. C’est pourquoi d’ailleurs j’ai mis l’accent sur la nécessité d’aller très vite à la signature qui va règlementer de domaine de médias en Guinée. (…) Tout récemment la HAC a mis en place une commission de délivrance de cartes professionnelles de presse dont les conditions à remplir c’est d’avoir un contrat. Alors que vous savez vous et moi que dans nos entreprises de presse, les contrats de travail n’existent quasiment pas », a exprimé la SG/SPPG aux sortirs de la rencontre.
De son côté, le président par intérim de L’Union des Radiodiffusions Libres de Guinée (URTELGUI) s’est réjoui de cette démarche de la nouvelle équipe de SPPG. Il a d’ailleurs invité les patrons de médias à y souscrire pour qu’ensemble nous puissions trouver un document consensuel pouvant permettre à tous, de vivre au fruit de son effort. « Nous avons rassurés de notre côté de faire de cette convention une réalité. D’ailleurs Dieu a fait que nous avons été le président de la commission de rédaction donc nous connaissions à peu près le contenu de cette convention. Une fois que l’URTELGUI signe cette convention, elle est applicable à tous ses membres actifs. C’est pourquoi il est très important pour nous, de continuer les démarches à l’interne pour qu’il ait un consensus général autour de la convention. Nous allons profiter de l’occasion de rappeler aux patrons de presse la necessité de faire de nos entités de presse de véritables entreprises qui parviennent à subvenir à leurs besoins et soutenir leurs employés dans l’exercice de leur travail mais aussi que ces entreprises puissent vivrent », a matelé Aboubacar Camara.
Il a enfin déclaré que l’évolution des travaux de la convention est à 98%. Ce qui reste, c’est la remontée des critiques et suggestions des autres associations de presse.
Agnès Damba.










i like this best article