C’est un coup dur pour les usagers des motos tricycles de Lambanyi. Dans la matinée de ce jeudi 06 janvier 2021, les conducteurs de ces engins à trois roues ont boudé la circulation. Une manière pour eux d’exprimer leur colère contre les agissements des agents de la police routière sur eux.
Selon le chef de la sécurité des conducteurs des tricycles à Conakry, lui et ses pairs ont tenté de négocier avec la police mais en vain.
« La police routière qui est là nous fatigue. Ils (agents de la police) n’acceptent pas de collaborer et on en a marre. On s’est déplacé plusieurs fois pour aller les voir dans leur bureau mais rien. Les trois pneus(tricycles) qui roulent ici, ont diminué beaucoup de chômage. On a presque plus de 1400 tricycles actuellement à Conakry. Et personne n’ignore combien de jeunes qui travaillent avec ça. Mais on a compris que nous travaillons pour les policiers parce que tu peux travailler du petit matin jusqu’à 12 heures, et quand on te prend, tu paies 100 à 200.000 francs guinéens sans reçu même si tu as tous tes dossiers. Arrivé à la fourrière, il va dire que tu l’a insulté et c’est ce que le commandant va prendre en compte. On ne nous écoute pas là-bas », se plaint Mamadou Yaya Diallo.
Il poursuit en rappelant que les agissements de la police routière sur les conducteurs des tricycles, ont même été remontés au haut niveau. Mais, ajoute-t-il, leur cri de cœur n’a toujours pas été pris en compte: « à chaque fois on nous dit que ça va aller, que la police routière et les syndicats travaillent ensemble. C’est faux! C’est dans la bouche sinon dans les actes, rien ».
Depuis le petit matin jusqu’à cet après midi (13h 40), aucun tricycle ne circule à Lambanyi. Tous les engins roulants de ce type sont stationnés au carrefour. Une équipe de veuille circule sur le tronçon Lambanyi-Kipé pour ramener à l’ordre ceux des conducteurs qui ne se soumettront pas à la décision de bouder le travail.
Agnès Damba.









