Les activités des acteurs du transport terrestre du pays, sont paralysées depuis plusieurs mois maintenant, suite à la fermeture prolongée des frontières guinéennes. Un facteur qui bloque aujourd’hui des centaines de camions, remplis de marchandises. Ce, malgré des multiples appels lancés auprès du gouvernement. Cette fermeture ne reste pas sans conséquence pour non seulement les transporteurs, mais aussi les commerçants.
Pour El Hadj Ousmane Horoya Sylla, le transport ne doit pas être bafouillé ou minimisé dans un pays, puisqu’il joue un rôle très important pour l’émancipation d’une nation, avant de dire que les camions qu’ils ont, sont pris en crédit.
« Le transport, c’est un maillon dans le pays, un support, une grande partie de l’économie d’un pays. Cela fait aujourd’hui trois ou quatre mois, nos frontières sont fermées, et aucun camion ne sort ou ne rentre, on ne sait pas pourquoi l’Etat a pris cette décision, et si on parle de la sécurité d’Etat, c’est une chose qui concerne tout le monde, mais comme le transport fait partir de notre vie, on ne peut pas vivre sans faire le transport, quand on prend la route de Sénégal, dans les deux côtés, il y a plus de trois cent camions qui sont garés avec des marchandises, imaginez avec trois cent camions, il y aura forcément trois cent chauffeurs et combien d’apprentis, comment toutes ces personnes vont vivre », déplore le secrétaire général de la fédération syndicale des transporteurs routiers de Guinée.
Il ajoute : « les camions que nous avons, beaucoup sont pris en crédit, on les paye par mois ou par trimestre, et si tu dois payer un camion par mois, tu fais un ou deux mois sans payer l’argent, le propriétaire du camion va te retirer son camion, et tu n’auras pas de recours, parce que tu n’as pas payé son argent », explique-t-il.
Mohamed KABA
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