Même si le ministère de la santé à travers l’Agence nationale de la sécurité sanitaire a demandé à la population de se ressaisir à tenir des propos pouvant portés préjudice aux liens sécuritaires entre la Guinée et la Côte d’Ivoire, les défenseurs des droits de l’Homme se trouvent léser à cause de la stigmatisation que leur compatriote a subi. C’est le cas du vice-président de l’OGDH qui a exprimé son mécontentement, ce jeudi 02 septembre dans un entretien accordé à notre rédaction.
Visiblement remonté même après la rectification du tir suite à l’implication des Représentants de l’Organisation Mondiale de la Santé de ces pays frères, Maitre Alpha Amadou DS Bah n’a pas massé ses mots. « Les autorités ivoiriennes ont manqué de clairvoyance et de professionnaliste. Elles auraient dû d’abord effectuer un examen minutieux sur notre compatriote avant de conclure qu’elle avait Ebola. Et malheureusement aucun examen n’a été effectué. De façon rocambolesque, elles l’ont accusé à tort de porter Ébola, ce qui est pratiquement inadmissible. Nous le condamnons avec notre dernière énergie », s’est insurgé l’Avocat.
Pour redorer l’image du pays, Docteur Sakoba Kéita a demandé des excuses aux autorités ivoiriennes lors d’une conférence de presse tenue à Kaloum à la cité chemin de fer le mercredi dernier, afin de laver l’honneur de la fille et sa famille, ainsi celle de la communauté guinéenne vivant en Côte d’Ivoire pour réduire ces incidents pareils.
Du son côté, même si le vice-président de l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme ne rejette pas la proposition, il pense que l’Etat ivoirien a failli à son devoir et les conséquences pourraient entrainer une poursuite judiciaire contre lui : « d’abord la fille a été accusée à tort et elle a été maintenue dans un isolement pendant des semaines. Elle a subi un traumatisme assez grave puis elle a été accusée d’une maladie qu’elle n’avait pas. Et sa famille aussi placée en isolement puis stigmatisée. Donc le fait d’avoir déclaré que forcement qu’elle portait le virus Ebola, cela est un grave préjudice. Cela peut faire d’une réclamation.
En suite sur le plan de la procédure, on pourrait engager la responsabilité des services sanitaires de la Côte d’Ivoire pour manque de discernement, de diligence et de professionnalisme.
En fin, on pourrait réclamer des dommages et intérêts parce qu’il est question d’une perte à la fois mentale et économique. Donc aujourd’hui, si besoin était, elle pourrait se faire accompagner par les ONG guinéennes et même celles de la Côte d’Ivoire », a suggéré Me Alpha Amadou DS Bah.
Il faut rappeler la fille est rentrée en Côte d’Ivoire le 08 août pour rejoindre son mari après avoir célébré son mariage le 06 à Labé en Guinée.
Demba









