Dans un communiqué diffusé sur les ondes de la Télévision nationale le mardi dernier, le président de la République Colonel Mamadi Doumbouya a ordonné la levée des barrages érigés tout au long des différentes routes du pays. Seuls les barrages frontaliers sont maintenu pour assurer la sécurité du pays.
Interrogé sur ce sujet le jeudi, 21 octobre 2021, le président de l’Union nationale des transporteurs routiers de Guinée (UNTRG) dit avoir accueilli cette décision avec joie.
« Nous avons accueilli cette décision avec joie et vous n’êtes pas sans savoir que depuis très longtemps on se bat pour la levée des barrages. Nous avons obtenu cette levée de barrages avant le changement mais depuis le 05 septembre dernier les barrages se sont multiplié encore. Donc nous avons mené certaines démarches auprès des nouvelles autorités pour qu’on puisse lever les barrages. C’est vraiment une bonne chose pour nous les transporteurs », a t-il indiqué.
Cette décision a été salué dans l’opinion publique mais plusieurs observateurs restent dubitatif sur son application sur le terrain car, disent-ils, le régime déchu à plusieurs fois tenté d’interdire l’érection des barrages. Mais hélas, quelques jours après, les barrages reviennent de plus belle le long de nos routes.
Pour éviter ce scénario, Férébory Donzo, demande aux nouvelles autorités de tout faire pour ne pas que les barrages reviennent dans la circulation.
« Le message que j’ai à l’endroit des autorités c’est un message de remerciement tout en leur demandant de veiller à l’application de cette décision. A toutes les fois qu’on enlève les barrages après quelques mois les barrages reviennent. Donc il faut que cette fois-ci ça soit une décision pérenne et continuelle », a t-il lancé avant d’inviter les transporteurs à veiller au respect strict de cette décision.
Il leur a demandé de les informer sur tout manquement à cette décision afin qu’ils puissent remonter à qui de droit.
« Nous avons déjà informé tous nos démembrements pour leur dire que si dans une préfecture il y a des barrages de nous remonter on va voir qui de droit. On a envoyé ce message à tous nos démembrements de veiller sur ça. C’est seulement au niveau des frontières qu’on doit avoir les barrages comme dans les autres pays. Nous, à notre tour, nous allons veiller à l’application. Notre rôle c’est de veiller sur l’application de cette décision qui va dans l’intérêt des transporteurs », souligne Férébory Donzo.
Si la lavée des barrages est vivement apprécié par bon nombre d’usager de la route, certains conducteurs craignent de la recrudescence des attaques des coupeurs de route.
« A chaque fois qu’on enlève les barrages, on assiste à la recrudescence du banditisme sur les différentes routes de l’intérieur du pays, c’est-à-dire les coupeurs de route. Mais cette fois-ci on lève les barrages mais on a dit qu’on les remplacent par des contrôles mobiles, c’est-à-dire ils vont équiper les gendarmes et les outiller de motos et de pickups pour sillonner les routes. Donc pour nous si cela tienne, on ne va pas donner la place à un coupeur de route. Je pense bien que cette mesure va dissuader les coupeurs de route parce que quand il y a des gendarmes ou militaires qui sillonnent tout au long des routes entre les différentes préfectures, cela va dissuader », mentionne t-il.
En plus de cette préoccupation, le président de l’UNTRG a interpellé les autorités sur l’état des routes qui constitue aujourd’hui un véritable casse-tête pour les usagers.
Facinet Camara.









