C’est désormais officiel. Le président de la transition a lancé officiellement ce mardi 22 mars, les assises nationales dont il avait annoncé dans son discours de nouvel an, le 31 décembre dernier. Devant un cocktail d’invités, les responsables religieux, le corps diplomatique, la classe politique, la société civile, les cadres de l’administration, le Colonel Mamadi Doumbouya a planté de décor de s.ces journées qui prendront fin le 29 avril prochain.
Dans ce discours, le chef de la junte guinéenne a montré son engagement d’unir les guinéens qui ont été longtemps divisé, opprimé et touché dans leur chaire par les régimes précédents. Selon le Colonel Mamadi Doumbouya, il est évident de profiter de cette initiative car personne ne pourra le faire à la place des Guinéens. Je vous propose l’intégralité du discours prononcé :
» À partir de ce 22 mars, nous chercherons du tréfonds de nos âmes la force qui nous permettra de se regarder en face, bien en face pour dire que ce que nous nous sommes infligé. Nous nous sommes assez regardé en ennemis, trop de défiance remontant mille et une souffrance, trop de méfiance en chantant des rigoles de l’âme passée sous silence.
Mes chers compatriotes, durant toutes ces décennies, nous n’avons pas cessé de nous faire du mal. Des soleils pâles ont succédé des nuits sans étoiles. Il est temps de s’arrêter un instant et de purifier notre ciel. Il y’a tant de beauté à y inscrire. Nous sommes tous les dépositaires de cette lumière léguée par nos ancêtres et qu’il faut préserver. C’est vers ceux-ci que je tend chaque jour mes modestes mains enfin de recueillir leurs bénédictions pour avoir la force l’humilité de vous servir dans l’unité. L’unité de notre pays est la pierre de mon action.
Je vous l’ai dit le 05 septembre 2021, je vous l’ai fait la promesse de porter à bout de bras cette volonté, notre volonté, notre aspiration de pardon et de rassemblement. Ce rassembler pour avancer; se retrouver pour pleurer ensemble parce que nos âmes sont communes, parce que nos blessures sont communes ; nos colères tout aussi communes.
Mes chers compatriotes, mes chers frères et sœurs y regard de près notre société, il est facile de constater que quelque chose ne fonctionne pas. Aujourd’hui c’est une évidence de relever que notre vivre ensemble est fortement entamé, le tissu social fragilisé. Les causes de cet état de fait sont multiples.
Cependant, un effort se situe et les responsabilités s’imposent à nous tous. Partant de ce constat, j’ai tenu à l’organisation de ces assises nationales, dénommées journées de vérité et pardon pour ainsi donner une occasion historique et unique aux guinéens de se regarder bien en face les yeux dans les yeux et de se parler franchement à cœur ouvert cette fois-ci.
C’est à nous, et à nous seuls que revient une telle initiative. Je suis convaincu chers compatriotes que personne, je dis bien personne ne le fera à notre place. La réussite de cette épreuve est importante de la vie de notre nation passera par une prise de conscience collective et individuelle, un sens élevé de la responsabilité et surtout un courage, un souci de vérité et surtout la capacité d’écouter, d’accepter et de pardonner. C’est maintenant ou jamais que nous coeurs et nos esprits doivent se libérer.
Ici, l’enjeu est comment assumer notre histoire dans toute sa grandeur et sa facette la moins lumineuse pour avancer.
Nous nous devon aux générations futures. Je compte sur le patriotisme et le volontarisme de toutes les parties prenantes pour y arriver tous ensemble.
Les assises nationales sont au-dessus de toutes les considérations politiques, ethniques, religieuses de notre nation. Elles faciliteront dans toute nos vos vivres ensemble auxquels nous aspirons.
J’en appelle à l’implication des acteurs politiques, culturels, religieux et socioprofessionnels pour conférer à cet événement toute la réussite qu’il mérite.
Mers chers frères et sœurs, nous sommes chevillé les uns aux autres, nous pouvons pas faire l’économie de marché en cadence droit dans nos bottes si nous voulons remporter la victoire. Aucun guinéen n’est mieux que l’autre. C’est pourquoi, il est de notre devoir à tous de dépasser nos résentiments et traités nos rencoeurs. Chacun de nous dans ce pays a subi une brutalité. Les plaies sont là, baillantes. Il est temps qu’on les nettoie qu’on y apporte les pansements pour qu’on guérisse . Evidemment les cicatrices resteront. Elle seront les folies de nos passés pour que celles-ci ne se répètent plus et plus jamais mais elles seront surtout l’expression la plus nette de nos pardons respectifs. Pour la patrie, nous devons tous consentir des sacrifices et c’est à ce prix que nous irons de l’avant.
Comme je l’ai dit à l’occasion de mon adresse à la nation, ma détermination pour servir est totale et je réculerais pas. Un de mes combats à la tête de notre pays est d’offrir à ces prochains dirigeants, une nation rassemblée, unie, forte et prospère. Un Etat où le vivre ensemble ne sera plus un rêve. Je rêve d’une Guinée tout court comme du temps de nos pères, de nos grand-pères. Donnons-nous cette chance.
Chers compatriotes, mes chers frères et sœurs boudons les corps, les cœurs, les âmes ont subi tant de violences gratuites boudons les maisons ont raisonné de tant de violences injustes. Boudons les quartiers ont souvent retentit de la glaçante indifférence. D’où sœurs et frères, mères et pères, tantes, oncles de destiné partagé, du haut de cette tribune je demande à chacun d’écouter le mal de son voisin, de s’offrir à soi-même et aux autres dans la transparence et la vérité. La vérité oui! La vérité celle qui donne leur sens à ces assises nationales. La vérité celle qui procède toute entreprise de réconciliation. La vérité celle qui est synonyme de repentir, de reconnaissance de nos torts. C’est elle, cette vérité là, après tellement d’affrontements et de lutte stérile c’est elle qui dite mes décisions comme celle qui nous a réuni à l’occasion de ces assises. Cette vérité là nous demande et si on s’écoutait maintenant et si on parlait à présent.
Ces journées de pardon et de vérité s’étallerons sur six semaines. J’ai instruit le premier ministre chef du gouvernement de mettre en place un comité national des assises pour coordonner l’ensemble des activités durant cette période. De ce 22 mars au 29 avril 2022 je n’ai pas doute qu’on s’écoutera et qu’on se parlera enfin. On s’exprimera parce qu’il est venu le temps des paroles patriotes, libératrices, réparatrices, des discussions apolitiques et émacipatives. Nous nous parlerons en toute fraternité, nous en sortirons grandi unis, forts plus rassemblé et forts à révélé ensemble tous les défis de développement et de prospérité de notre patrie. Souhaitons les uns et les autres de belles assises porteuses d’une paix durable, féconde d’amour dans nos cœurs et dans nos âmes », a-t-il prononcé.
Demba 666 18 50 11









