Abidjan, 8 octobre 2026 – L’ancien Premier ministre guinéen Sidya Touré a été inhumé ce jeudi au cimetière de Williamsville, à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Décédé le 25 septembre à Paris, à l’âge de 81 ans, il a reçu un dernier hommage de sa famille, de ses proches et de nombreuses personnalités politiques guinéennes et ivoiriennes.
Une cérémonie marquée par les hommages

Les obsèques se sont déroulées à la Grande Mosquée de la Riviera Golf, avant le transfert de la dépouille vers le cimetière de Williamsville. Plusieurs figures de la classe politique guinéenne ont fait le déplacement, notamment Cellou Dalein Diallo, Lansana Kouyaté et Dr Ousmane Kaba.

Les témoignages ont rappelé le parcours d’un homme qui a occupé des fonctions importantes en Guinée comme en Côte d’Ivoire, deux pays auxquels son histoire personnelle et professionnelle était étroitement liée.
Un parcours entre administration et politique

Né le 15 août 1945 à Dimbokro, en Côte d’Ivoire, Sidya Touré a effectué une partie importante de sa carrière dans l’administration ivoirienne. Il a notamment été directeur de cabinet d’Alassane Ouattara lorsque celui-ci occupait les fonctions de Premier ministre.
En 1996, il revient en Guinée et est nommé Premier ministre par le président Lansana Conté. Il dirige le gouvernement jusqu’en 1999, avant de rejoindre l’opposition politique.
Il fonde ensuite l’Union des forces républicaines (UFR), formation dont il devient l’une des principales figures. Candidat à l’élection présidentielle en 2010 et en 2015, il s’impose au fil des années comme un acteur majeur de la vie politique guinéenne.
Une dernière demeure loin de la Guinée

Installé à Abidjan après son départ de Guinée en 2022, Sidya Touré y a vécu ses dernières années. Le choix de la Côte d’Ivoire pour son inhumation intervient alors que les autorités guinéennes avaient souhaité qu’il repose dans son pays.
Sa famille a finalement retenu Abidjan, pays où il est né, où il a construit une partie de sa carrière et où il avait trouvé refuge.
Avec sa disparition, la Guinée perd une figure politique qui aura marqué plusieurs décennies de son histoire contemporaine. Son parcours, entre responsabilités gouvernementales, engagement partisan et opposition politique, restera associé aux grandes évolutions de la vie politique guinéenne.









