Le retrait des permis miniers d’Estralita et Jahvaun, puis leur réattribution à Guinea Mineral Resources (GMR) en 2016, fait l’objet d’une enquête préliminaire ordonnée par le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Alphonse Charles Wright. Selon les éléments rendus publics ce 14 octobre 2026, les investigations ont été confiées à l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF).
Au centre du dossier figurent les conditions dans lesquelles les anciens titulaires auraient perdu leurs permis le 11 mars 2016, avant leur réattribution à GMR le 16 mars suivant. Le parquet entend notamment vérifier la régularité de cette succession de décisions et les conditions d’attribution des périmètres.
La Société minière de Boké (SMB) est citée dans les informations rendues publiques comme ayant détenu 90 % de GMR, les 10 % restants étant attribués à la Société guinéenne du patrimoine minier (SOGUIPAMI). Cette participation de la SMB était déjà mentionnée dans un article d’Africaguinée publié le 30 septembre 2016, à l’occasion de la présentation de l’étude de faisabilité du projet de GMR au ministère des Mines.
Cette trace publique ne suffit toutefois pas à établir la structure juridique exacte de GMR au moment de l’attribution des permis. Elle ne permet pas davantage de déterminer le rôle de chaque intervenant dans les décisions examinées aujourd’hui.
Un actionnariat à reconstituer
Les informations rapportées dans le dossier font également référence à une société GMR constituée en 2020, dont le capital serait réparti entre trois personnes physiques. Comment ces documents s’articulent-ils avec les informations de 2016 faisant état d’une participation majoritaire de la SMB ?
La réponse suppose de vérifier les actes constitutifs, les immatriculations et les éventuelles cessions de parts. Il faudra notamment établir si les pièces concernent une seule et même personne morale, différentes étapes de son existence ou des structures distinctes portant une dénomination similaire.
Pour la SMB, plusieurs questions restent ainsi ouvertes : quelle participation détenait-elle effectivement dans GMR au moment des faits ? À quelle date cette participation aurait-elle été acquise ? Quels étaient ses représentants et leur rôle dans le projet ? Quels liens subsistent aujourd’hui avec les permis concernés ?
Le nom de Fady Wazni apparaît également dans le récit de discussions intervenues après le retrait des permis, portant notamment sur les revendications financières des anciens titulaires. La participation à de telles négociations ne constitue pas, en elle-même, la preuve d’une infraction. Leur objet, les mandats des participants et les éventuels accords devront être établis.
Une enquête préliminaire, sans conclusion sur les responsabilités
À ce stade, la procédure annoncée consiste à rechercher et vérifier les faits. Les éléments rendus publics ne permettent pas d’affirmer que la SMB ou ses dirigeants ont été formellement poursuivis dans ce dossier.
L’ORDEF doit notamment recueillir les documents relatifs à GMR et examiner les circonstances du retrait et de la réattribution des permis. Les qualifications pénales évoquées par le parquet demeurent des hypothèses soumises aux résultats des investigations.Permis miniers réattribués à GMR : quel rôle pour la SMB dans le dossier examiné par la CRIEF ?
Le retrait des permis miniers d’Estralita et Jahvaun, puis leur réattribution à Guinea Mineral Resources (GMR) en 2016, fait l’objet d’une enquête préliminaire ordonnée par le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Alphonse Charles Wright. Selon les éléments rendus publics ce 14 octobre 2026, les investigations ont été confiées à l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF).
Au centre du dossier figurent les conditions dans lesquelles les anciens titulaires auraient perdu leurs permis le 11 mars 2016, avant leur réattribution à GMR le 16 mars suivant. Le parquet entend notamment vérifier la régularité de cette succession de décisions et les conditions d’attribution des périmètres.
La Société minière de Boké (SMB) est citée dans les informations rendues publiques comme ayant détenu 90 % de GMR, les 10 % restants étant attribués à la Société guinéenne du patrimoine minier (SOGUIPAMI). Cette participation de la SMB était déjà mentionnée dans un article d’Africaguinée publié le 30 septembre 2016, à l’occasion de la présentation de l’étude de faisabilité du projet de GMR au ministère des Mines.
Cette trace publique ne suffit toutefois pas à établir la structure juridique exacte de GMR au moment de l’attribution des permis. Elle ne permet pas davantage de déterminer le rôle de chaque intervenant dans les décisions examinées aujourd’hui.
Un actionnariat à reconstituer
Les informations rapportées dans le dossier font également référence à une société GMR constituée en 2020, dont le capital serait réparti entre trois personnes physiques. Comment ces documents s’articulent-ils avec les informations de 2016 faisant état d’une participation majoritaire de la SMB ?
La réponse suppose de vérifier les actes constitutifs, les immatriculations et les éventuelles cessions de parts. Il faudra notamment établir si les pièces concernent une seule et même personne morale, différentes étapes de son existence ou des structures distinctes portant une dénomination similaire.
Pour la SMB, plusieurs questions restent ainsi ouvertes : quelle participation détenait-elle effectivement dans GMR au moment des faits ? À quelle date cette participation aurait-elle été acquise ? Quels étaient ses représentants et leur rôle dans le projet ? Quels liens subsistent aujourd’hui avec les permis concernés ?
Le nom de Fady Wazni apparaît également dans le récit de discussions intervenues après le retrait des permis, portant notamment sur les revendications financières des anciens titulaires. La participation à de telles négociations ne constitue pas, en elle-même, la preuve d’une infraction. Leur objet, les mandats des participants et les éventuels accords devront être établis.
Une enquête préliminaire, sans conclusion sur les responsabilités
À ce stade, la procédure annoncée consiste à rechercher et vérifier les faits. Les éléments rendus publics ne permettent pas d’affirmer que la SMB ou ses dirigeants ont été formellement poursuivis dans ce dossier.
L’ORDEF doit notamment recueillir les documents relatifs à GMR et examiner les circonstances du retrait et de la réattribution des permis. Les qualifications pénales évoquées par le parquet demeurent des hypothèses soumises aux résultats des investigations.
L’enjeu est de reconstituer la chaîne des décisions, la propriété des titres et le rôle effectif des différents acteurs. Les observations de la SMB, de GMR, de la SOGUIPAMI et des anciens titulaires seront essentielles pour éclairer ces questions.
L’enjeu est de reconstituer la chaîne des décisions, la propriété des titres et le rôle effectif des différents acteurs. Les observations de la SMB, de GMR, de la SOGUIPAMI et des anciens titulaires seront essentielles pour éclairer ces questions.
Rédaction.









