Dr Zalikatou Diallo sur la fête des femmes : « c’est une journée qui doit nous permettre d’évaluer nos performances et nos faiblesses, elle est loin d’une simple festivité »

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L’humanité va célébrer le 08 mars prochain, la journée internationale des droits des femmes du monde entier. Une journée dont plusieurs femmes mettent en profit pour faire la simple Mamaya en dansant et chantant, sans la placer dans son vrai contexte.
Rencontrée par notre rédaction, ce jeudi 05 février, honorable docteur Zalikatou Diallo soutient que la journée internationale des femmes est un moyen pour la couche féminine de se pencher sur leurs situations, afin que leurs autorités puissent trouver la solution aux problèmes posés.

Selon elle, la journée internationale ne doit pas être fêtée par les femmes à travers une simple Mamaya.


« La journée internationale des femmes est pour nous une journée loin d’être uniquement festive, ce n’est pas seulement de la célébration, c’est une journée qui doit nous permettre d’évoluer nos performances, nos faiblesses, et surtout se projeter pour l’avenir, afin que le droit des femmes soit respecté que nous réclamons tant, soit de mise. C’est une journée qui a été décrétée par les Nations-Unies depuis mars 1977, et qui de nos jours, a été célébrée chaque année pour permettre aux femmes de continuer à réclamer leurs droits, de continuer à s’investir dans le développement socioéconomique de leurs pays respectifs. Ici, les guinéennes continuent à célébrer cette journée à l’instar des autres femmes du monde entier pour continuer à revendiquer pour leur droit, et heureusement, nous commençons à avoir des avancées significatives », a expliqué docteur Zalikatou Diallo.

Malgré son importance, cette journée passe parfois inaperçue de la part de certaines femmes. C’est pourquoi la députée a interpelé ces femmes à s’intéresser à ladite journée.


« Je voudrais en profiter pour demander à toutes les femmes de Guinée et du monde entier, de continuer à célébrer cette journée internationale pour nous permettre de continuer à évaluer nos performances et nos faiblesses parce que nous nous s’acheminons vers l’horizon 2030 pour que les objectifs de développement durable soit mis à profit pour réduire complètement les inégalités », lance-t-elle.

La journée internationale des droits des femmes intervient cette année en Guinée avec une crise sociopolitique qui ne dit pas son nom. Une situation qui inquiète l’ancienne militante et membre du bureau politique national du PEDEN.


« Nous lançons un appel à toutes les femmes de Guinée pour que nous véhiculions un message de la paix, parce que notre pays a besoin de paix durable, on a trop duré dans cette situation, la Guinée est malmenée par un syndrome que j’aime appeler le syndrome ni ni, c’est-à-dire ni guerre, ni paix, les mêmes effets néfastes qu’une guerre parce que cela retarde et freine le développement socioéconomique du pays. En tant que femme, je lance un appel à toutes les femmes de Guinée de prôner la paix, de véhiculer un message de paix, afin que les guinéens puissent voir l’intérêt supérieur de la nation, rien que l’intérêt supérieur de la nation, pour qu’on puisse prôner une paix durable. Si la Guinée avec toutes ses potentialités naturelles devient un havre de paix, ça ne peut être une destination privilégiée pour les investisseurs », soutient la députée de la mouvance présidentielle.

Mohamed KABA
655 32 69 66

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