Grève des enseignants du privé : « il serait préférable que le ministère ouvre immédiatement un couloir de négociation » Mohamed Bangoura

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Les cours ont repris dans la plupart des écoles du pays, conformément à la décision du gouvernement. Apres plusieurs mois sans classes, l’engouement était de taille ce lundi 29 juin matin dans bon nombres d’établissement d’enseignement.

 

Mohamed Bangoura, porte-parole exclu du SLECG version Aboubacar Soumah parle d’une reprise effective des cours, avant d’inviter le gouvernement a l’ouverture immédiate du dialogue pour éviter des perturbations de cours dans l’avenir.

« Du côté d’élève et parents d’élève, il y a une mobilisation et un engouement total dans nos différentes salles de classes. Les salles d’examens sont remplies, les enfants sont venus en grand nombre et l’impact de la grève annoncée par le syndicat des enseignants du privé pour cette réouverture des classes, il se fait ressentir dans la mesure où les enseignants réclament un droit légitime. Donc il serait préférable que le gouvernement à l’occurrence Ministère de l’éducation nationale ouvre un couloir de négociation entre les fondateurs et le syndicat des enseignants du privé pour rétablir les enseignants dans leur droit.

Victor Hugo a viré son personnel enseignant dans une banque et donne la possibilité aux enseignants de faire un près. Donc ici, les quatre-vingt et dix sont  prises en charge par la fondation », a-t-il indiqué.

 

A la question de savoir si le SLECG version Aboubacar SOUMAH soutiendra les enseignants du privé, Mohamed Bangoura ne le croit pas.

« Vous savez le SLECG est une association d’enseignants qui regorge en son sein les travailleurs du secteur public et privé, mais très malheureusement nous avions constaté que les enseignants du privé sont fâchés contre le SLECG version Aboubacar SOUMAH, la seule et unique raison que les différentes grèves menées par le SLECG, ont eu un impact négatif sur eux parce que cela n’a pas impacté positivement le secteur privé, sauf le public.

 

Je ne pense pas que le SLECG pourrait se mêler dans la grève des enseignants du privé puisque la plus part des enseignants du public sont régis par une loi appelée L027 qui régi le fonctionnement de l’administration guinéenne. Quant aux enseignants du privé, ils ne sont pas concernés par cette loi L027, ni protégé par le statut général des fonctionnaires, mais plutôt par le code du travail. Donc il est extrêmement difficile pour le SLECG de pouvoir mener des actions aux grandes envergures, afin que les enseignants du privé soient écoutés », dit-il.

 

Il conclut en demandant : « aux fondateurs du privé d’avoir un cœur à la place d’une pierre, de laisser leur égo et penser aux enseignants du privé car s’ils en ont des établissements en building c’est bien-sûr grâce aux vaillants enseignants chevronnés. Nous nous savons qu’à chaque ouverture des classes, les parents d’élèves payent les trois (3) derniers mois de l’année scolaire donc d’aucun fondateur ne dira que le compte de son établissement est vide, Non. Il faut penser à la situation critique des enseignants du privé ».

 

Abdoulaye Fofana, Pour fatalainfos.com

 

 

 

 

 

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