Le Haut représentant du chef de l’État, Claude Kory Kondiano voit très mal la tenue des manifestations en Guinée. Interrogé ce dimanche 15 octobre, par notre rédaction à son domicile privé de Khabitaya dans la commune de Matoto, l’ancien député affirme qu’ au cours de ses six dernières années à la tête de l’Assemblée Nationale, qu’il était toujours opposé aux manifestions de rue.
»Tout au long de ma mandature à la tête de l’Assemblée , j’ai eu a dénoncé cet attitude. J’ai dénoncé à l’époque les manifestations, les grèves, parce que dans les manifestations on casse les biens », s’est indigné de l’ancien député.
Démissionnaire à la neuvième législature, Kory estime que même dans sa nouvelle fonction d’aujourd’hui, ces revendications n’avancent pas le pays : « Je suis encore à l’aise en dénonçant(les manifestations) parce que nous sommes tous d’accord que ça n’a fait que détruire l’économie du pays. Vous vous rendez compte à chaque fois qu’il y’a des manifestions les gens sortent pour casser tout ce qu’ils trouvent sur leur passage; ils empêchent même ceux qui veulent de remplir cette obligation(le travail).
À partir du moment où le peuple s’est prononcé à travers les élections du 18 octobre 2020 en nous indiquant un homme derrière lequel il faut s’aligner, il faut le reconnaître. Donc, le refus de reconnaitre les résultats pour manifester et que celui qui a gagné se mette à travailler et continue à travailler, je pense que c’est une attitude négative que chacun de nous doit condamner. Dans tous les pays civilisés après les élections, on assiste généralement à l’appel de ceux qui ont perdu pour féliciter l’élu d’avoir gagné; et à dire que, nous nous mettons en disposition pour pouvoir travailler ensemble enfin que nous puissions le construire notre pays. Mais au lieu de ça, on assiste à des comportements d’un certain nombre d’entre eux, … je crois que ce n’est pas patriotique.
(…) vous savez, un grand homme, c’est celui qui travaille pour la santé de son pays. Si vous savez qu’une telle décision n’est pas bonne, il faut reculer pour qu’ensemble travailler pour l’intérêt supérieur du pays »
Agnès Damba.









