Dans le cadre de la lutte contre la malnutrition en Guinée, le conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), a organisé ce samedi, 26 décembre 2020, une journée spéciale de sensibilisation sur les bonnes pratiques nutritionnelles. Cette journée a mobilisé des femmes et des sages venus de cinq communes de Conakry.
Selon Dansa kourouma, président du CNOSCG, cette journée a été organisée pour sensibiliser et expliquer aux communautés l’importance de la nutrition dans un pays.
« C’est d’abord sensibiliser et expliquer à la population, notamment : les communautés l’importance de la nutrition dans le développement d’un pays. Parce que il y a un lien logique entre la nutrition et le travail entre la nutrition et les études, entre la nutrition et les capacités de concentration. Mais le cerveau à lui seul a besoin de plus de la moitié de la capacité que ça soit à l’école ou dans les bureaux. Alors l’homme a besoin d’une calorie par jour pour les activités physique mais le cerveau lui seul a besoin plus la moitié de cette calorie là. Alors si un homme ne mange pas à sa faim, ne mange pas un repas équilibré, moins de graisse en fonction de l’âge, de protéine et glucose mais dans un équilibre parfait, cet homme sera improductif pour la société, sa capacité de travailler sera réduite. Si un enfant ne mange pas avant d’aller à l’école cet enfant aura la capacité de concentration très faible. Quand il n’est pas garanti pour la société 3 repas par jour, cette société aura une capacité de productivité très faible. C’est ça qui se passe actuellement dans les ministères, surtout dans les services publics, à l’intérieur à partir de 14h les cadres commencent à regagner la maison pour la simple raison, ils n’ont pas suffisamment de calorie pour leur permettre d’accroitre leur capacité de productivité », a t-il expliqué.
Poursuivant, le président du conseil national des organisations de la société civile guinéenne a demandé aux nourrices de privilégier le lait maternel pour la bonne croissance de leurs enfants. Aux adultes, il leur demande de respecter la ration alimentaire qui consiste à manger trois fois par jour.
« Le message qu’on lance d’abord à la population, c’est de faire comprendre que garantir de trois repas par jour est plus bénéfique que recharger son portable téléphonique. Aux jeunes filles en âges de procréer, le premier cadeau que Dieu leur a donné c’est le lait maternel, quand vous donnez le lait maternel à votre enfant vous le garantissez une croissance équilibrée, vous le garantissez les capacités intellectuelles optimal et cet enfant résiste à la maladie. Le lait maternel contient tous les nutriments et surtout les anti corps nécessaire pour aider à l’enfant de résister contre les maladies. Aux collectivités locales, aux maires du pays la sécurité alimentaire incombe à leur responsabilité parce que tout ce que vous prenez comme engagement pour votre communauté, si elle ne mange pas à sa faim ça devient la parole en l’air, la première raison de survie d’une personne c’est de manger à sa faim », a t-il indiqué.
Pour permettre à chaque citoyen de manger à sa faim, Dansa Kourouma demande à l’État de garantir la sécurité alimentaire dans notre pays.
« Aux autorités du pays le premier engagement qu’un chef de l’État doit respecter face à sa population c’est d’aider à sa population à se nourrir convenablement. Je demande au Chef de l’État à l’orée de son nouveau gouvernement que ça soit inscrit au titre de priorité des priorités de notre pays, la lutte contre la malnutrition, la création de condition et que tous les enfants, surtout toutes les femmes qui ont plus besoin d’une bonne alimentation que des hommes. Si les femmes à l’âge de procréer ne mangent pas à leur faim elles vont accouché des enfants avec les faibles poids de naissance et cet enfant va tomber dans la mal nutrition. Nous leur demandons de créer à toutes les écoles public du pays des cantines scolaires gratuites pour les enfants pour que tous les enfants du pays ait trois repas par jour », a lancé le président du CNOSCG.
Sanassa Nabé, s’est réjoui de cette action du CNOSCG, avant d’inviter les femmes a donner du lait maternel aux enfants.
« La sensibilisation la est une grande importance capitale pour la population, puisque nous avons constaté que les nourrices, nos mamans actuellement, tout le monde a voté pour les laits artificiels, les laits artificiels là n’ont pas d’importance pour les enfants. Ce que je peux dire vraiment, il faut démultiplier l’allaitement maternel infantile à la sensibilisation sur l’allaitement maternel infantile parce que c’est qui apporte la bonne nourriture à l’enfant. Nourrit l’enfant c’est ça qui donne l’intelligence à l’enfant », a t-elle fait savoir.
Facinet Camara 655765079









