Ils sont au nombre de 154 travailleurs de Novotel, qui réclament le payement de leurs salaires de plus de trois mois, à la société Nationale d’Aménagement (SNA), basée en Afrique du Sud après leur licenciement. Ils ont mené plusieurs démarches auprès des autorités du pays, sans suite favorable.
Au cours d’une conférence de presse ce mardi, 16 février à la maison commune aux journalistes à Kipé, ils demandent à ladite société et à l’Etat guinéen de les rétablir dans leurs droits, sans quoi, ils vont descendre dans la rue pour se faire entendre.
« ce travail qu’on a abattu avec l’inspecteur général du travail et le département de tutelle, mais on a vu que les choses ne bougent pas, donc nous tirons l’attention de l’Etat qui est sensé de nous protéger, de continuer à nous protéger, parce que ce sont eux qui nous ont vendu ce projet de la SNA, et la SNA nous a abandonnés, et aujourd’hui nous sommes en train de mourir à petit feu, nous avons enterré six (6) de nos collègues, c’est vrai la mort peut frapper à toutes les portes, mais nous voulons que nos droits que nous avons vis-à-vis de cette société, que l’Etat nous aide à les récupérer », a laissé entendre Ibrahima Tounkara, secrétaire général de la délégation syndicale de GHI Novotel.
Ibrahima Tounkara pointe un doigt accusateur à un cadre du ministère de l’hôtellerie et du tourisme qui selon lui, est à la base de leurs souffrances. « Envoyer les pères de famille de la maison jusqu’à l’hôtel sans rien faire du matin jusqu’au soir, c’est comme des prisonniers. Est-ce qu’on ne va pas ouvrir un canevas de négociation pour libérer ceux qui veulent partir, le lendemain, il appelle une réunion pour dire à notre directeur dit au syndicat d’arrêter de demander des choses à l’hôtel, sinon, ils vont se retrouver dehors, on va fermer l’hôtel. Donc si ce processus est suivi par les responsables de la société, qui a donné ce conseil, pour nous, c’est Naby Yaya, sans démagogie », soutient-il.
Si rien est fait, le secrétaire général de la délégation syndicale de GHI Novotel et ses travailleurs vont passer à la vitesse supérieure pour se faire entendre. Ils décident de s’installer devant l’hôtel qui est en rénovation, jusqu’à la satisfaction de leur revendication, même s’ils vont tous mourir sur place, au cas où les forces de l’ordre interviendraient.
A signaler que depuis l’apparition de la pandémie Covid-19 en Guinée au mois de mars 2019, les travailleurs de plusieurs hôtels du pays sont licenciés arbitrairement et sans aucune compensation. Une situation qui ne reste pas sans conséquences, puisque la plupart de ces travailleurs licenciés ne savent pas aujourd’hui quoi faire pour joindre les deux bouts. Certains ont divorcé avec leurs femmes, d’autres sont délogés par manque de moyens.
Affaire à suivre
Mohamed KABA
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