Covid-19: L’ONG Avocats Sans Frontière Guinée décide d’apporter une assistance judiciaire et juridique à 50 personnes victimes

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Cette annonce faite ce jeudi 25 mars 2021 est une bonne nouvelle pour des citoyens vulnérables, victimes des violations fragrantes de leur droit. Désormais, ils pourront compter sur l’aide des Avocats Sans Frontière Guinée pour leur défendre devant les tribunaux de premières instances du pays(Matam, Dixinn, Kaloum et celui des enfants) ce, grâce au projet intitulé, « documentation des cas de violation des droits de l’Homme dans le grand Conakry ».
« Comme vous le savez, les prestations d’avocats se payent. Or, à travers ce projet, nous comptons défendre ces personnes gratuitement grâce au soutien financier d’OSIWA-GUINEE. En cette période de Covid-19 nous constatons qu’à travers le monde entier des restrictions qui sont apportées aux détenus. Vous avez suivi la dernière fois à la maison centrale que les détenus politiques ne peuvent ne plus avoir des visites. Cela est une violation fragrante de leur droit parce que la liberté, elle est sacrée’’, explique Me Faya Gabriel Kamano, vice-président d’ASF-GUINEE.

 

L’exécution de ce projet à une durée fixée à 1 an. Mais ce délai peut être prolongé si les verdicts rendus pendant cette période dans ces tribunaux nécessite des voies de recourt. « L’objectif global de ce projet c’est de défendre au moins cinquante dossiers. Nous sommes des Avocats mais on ne peut pas préméditer des décisions qui seront rendues. C’est sur ce point on n’a dit qu’éventuellement on pourrait exercer vingt voies de recours. Donc si nous défendons cinquante mais aussi nous ne puissions pas obtenir gain de cause devant les juges mais aussi nous n’allons pas les perdre tous », a ajouté le président de l’Avocat Sans Frontière Guinée, Me Aimé Christophe Labilé Koné.

 

Pour qu’un dossier soit éligible, une équipe est mise en place pour étudier les différents critères.

Selon Me Faya Gabriel Kamano seule cette commission en n’est capable. « Pour la sélection des dossiers, nous avons une équipe de quatorze enquêteurs. Donc ce sont ces personnes ces dossiers qui seront ciblés par ces enquêteurs pour savoir s’ils sont éligibles. Ensuite, d’autres ONG peuvent nous référer des cas de violation des droits de l’Homme. Et même ce que nous faisons là, d’autres guinéens peuvent apprendre à travers vous (la presse) et ils mèneront des démarches vers nous. Ces personnes nous allons vérifier si leur cas sont éligibles, nous les prenons en compte’ », t’il précisé.

 

Agnès Damba.

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