Devant les journalistes ce samedi pour faire le point sur le niveau d’avancement de la plainte déposée contre l’État guinéen à la Cour de la justice de la CEDEAO, l’avocat des déguerpis de Kaporo-rail Kipé et Dimesse s’est montré dur contre ces entreprises ou autres individus qui démarchent auprès des autorités pour s’offrir une partie de terrain de la dite zone.
Me Alpha Yaya Dramé a rappelé à ces prétendants que ce domaine est litigieux, et qu’il ne serait pas catholique de tenter une telle chose. ‹‹ On me rappelle que l’Etat guinéen aurait cédé certaines parcelles du lieu qui a fait l’objet de démolition et d’expropriation illégale à Orange Guinée, à quelques sociétés minières chinoises et à l’ambassade de Turquie.
Pour la Turquie, s’il s’avère que c’est vrai, nous pourrions fatalement saisir la cour de justice même si la vente n’a pas eu lieu parce que la Turquie est partie à la convention européenne des droits de l’homme. Avant que cette convention n’ordonne la suspension éventuellement de l’achat et de l’occupation qu’elle sache que y’a une procédure contre l’État sur ce terrain litigieux. Elle (zone) ne peut pas être présumée propriétaire par qui que ça soit à part le propriétaire qui occupait parce qu’en droit, lorsqu’il y’a une occupation ça s’appelle possession d’état. C’est à celui qui occupait qu’on considère comme propriétaire jusqu’à ce que une autre personne comme l’État, vienne démontrer la preuve de son droit de propriété », a-t-il indiqué.
Il ajoute qu’il: « attire l’attention de Orange qu’elle ne peut pas se rendre complice d’une violation d’un droit fondamental. La Guinée est très grande, il y’a de nombreux endroits. Si Orange Guinée souhaite s’installer, elle peut patienter au temps que la cour de justice de la CEDEAO se prononce sur la question de savoir qui en est propriétaire. Mais si Organe Guinée, la Turquie ou les sociétés minières s’y installent, qu’elles sachent que le terrain est litigieux. (…) Je ne sais pas quelle garantie elles ont mais c’est irresponsable et regrettable de leur part. Il n’y a qu’en Guinée que c’est possible ››, a fustigé ce défenseur, avant de les inviter à respecter le droit.
Agnès Damba.









