Incroyable mais vrai! Des choses horribles se passent au centre de traitement épidémiologique de Boké. L’une d’elles, l’adultère. Cette pratique y est devenue quotidienne. Le constat a été fait par un de nos reporters.
Des patients censés être confinés dans ce centre pour éviter la propagation de la maladie, se livrent à des pratiques inédites. La plupart d’entre eux passent leur soirée au centre-ville de Boké. C’est un réseau bien formé, mis en place.
La présente enquête a été menée du 14 au 22 août 2021.C’est une vraie communauté, disons un réseau tenu par un groupe de jeunes patients, dont le but est de pousser les nouvelles admises pour des raisons de covid, à se promener au centre-ville, mais également à s’adonner à l’adultère.
Mais comment tout cela est organisé ?
Cette dame est venue de Sangarédi, une sous-préfecture de Boké. Elle ne semble pas stressée comme l’on peut le sentir chez d’autres patientes. Au contraire, elle est trop relaxe et bavarde.
« Quand je venais d’arriver, j’ai passé toute ma première nuit à pleurer. Mais quand les jeunes qui habitent la salle 5 ont constaté cela, ils sont venus rester à côté de moi quelques heures pour me consoler. C’était la nuit et entre-temps, ils m’ont dit : « madame, il faut qu’on vous fasse découvrir quelque chose cette nuit. Comme ça, vous allez tout oublier, le stress tout ». Ils m’ont amené derrière la cour, au niveau des grillages. Vers l’hôpital préfectoral, il y a un passage qui mène vers la ville. On était sorti ce jour là et on est rentré qu’à minuit. On a profité pour passer dans un restaurant et là ils m’ont acheté une boîte de jus. Ce jour là, j’avais bien dormi», raconte-t-elle.
Ignorant l’identité de la personne avec qui elle échangeait (journaliste), elle est allée plus loin dans son récit : « Ici, c’est un laisser-aller puisque les médecins qui nous suivent sont tous absents à partir de 22 heures. Ces jeunes, des fois lorsqu’ils partent chez eux, ce n’est qu’entre 4H-5H ils reviennent au centre».
Cette situation relance la problématique de la montée en puissance de la pandémie dans la ville de Boké. Le centre de traitement des personnes atteintes de cette pandémie est plein à craquer. Il reçoit une dizaine de patients par semaine. C’est d’ailleurs ce qui a amené les autorités de la ville à instaurer un certain nombre de mesures, notamment le couvre-feu de 22heures à 4heures, et la fermeture des lieux de loisirs.
En plus d’être la destination des malades du Coronavirus, le centre de traitement épidémiologique de Boké est devenu un lieu de prostitution et de rencontre amoureuse.
« Il y’a d’autres choses assez graves qui se passent ici. J’ai vu un monsieur et une femme, tous patients, passer la nuit ensemble. Ces deux formaient un vrai couple. Ils se rencontraient tard la nuit de 23 heures à 2 heures du matin. Il passaient presque toutes les nuits ensemble. Leur relation était connue de tous », nous confie une autre source avant de poursuivre : «ce qui a fait même que le monsieur qui est venu avant la femme n’a pas eu son test à temps. Il était obligé d’attendre un autre prélèvement pour un autre résultat. Mais apparemment, ça l’arrangeait, (rire)».
L’autre problème qui prévaut dans ce centre, c’est la période de prélèvement. Aux dires de nos interlocuteurs, il se fait par favoritisme en échange d’importantes sommes d’argent. Chose qui, apprend-on, est contraire au principe de fonctionnement du lieu.
« Le principe dans ce centre est que tout patient passe obligatoirement une semaine avant d’être soumis à un prélèvement. C’est à l’issue de ce résultat que tu pourrais rester ou partir. Mais le mal est que le même principe n’est pas appliqué aux miniers. Tout récemment, il y a un groupe de travailleurs de la SMB qui était là. Parmi eux, nous dit-on, il y avait le responsable des ressources humaines de la société. Ceux-ci ont été prélevés seulement à leur quatrième jour, et ils sont sortis avant une semaine. C’était vraiment décourageant pour nous autres qui étions là », a dénoncé un autre interlocuteur.
Halimatou
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