C’est un secret connu de tous. La situation sociopolitique guinéenne reste confrontée à un blocus sans précédent depuis plusieurs mois, après la prise du pouvoir par l’armée. Cette situation s’expliquerait par un manque de dialogue sincère entre le CNRD et les acteurs politiques. Alors que pour le président du parti Réveille-toi Guinée, quoi que l’on dise, la transition elle est politique. C’est pourquoi, selon lui, il est impératif pour la junte militaire au pouvoir de faire appel aux acteurs politiques afin de débloquer cette situation,qui commence à perdurer.
» Une transition est d’abord politique. Si la politique n’est pas réglée, une transition ne pourra pas produire de résultat. C’est vrai le CNRD est en trai de se battre. Aujourd’hui, nous voyons les voiries qui sont en train d’être améliorées. Mais la question essentielle d’une transition, se trouve au niveau de la politique. C’est ce qu’on doit faire comprendre à cette junte. Certainement y a des gens qui sont en train de leur faire comprendre qu’il faut mettre les politiciens à l’écart. Ça c’est une faute. Il faut par contre accepter de discuter avec eux », propose-t-il
Alors que l’opinion semble divisée sur la durée des trois ans adoptés par le CNT pour la transition en cours, pour Aboubacar Mansaré, le problème est plus qu’à ce niveau. Selon lui, c’est ce manque de dialogue politique qui constitue le blocus. Et il accuse le CNRD d’être responsable.
« La durée à mon avis ne pose pas problème. Parce qu’elle est chématisée. Pour moi, le problème se pose à un niveau de manque de dialogue sincère. Et pour cela, il faut situer les responsabilités. Ce sont les autorités de la transition », a-t-il souligné avant de solliciter le départ de Mohamed Béavogui, en faveur d’un autre à la tête du gouvernement de la transition, qui pourra inverser la tendance.
« Pour que nous sortions de cette crise, nous voulons suggérer au colonel de penser à la nomination d’un premier ministre consensuel »
En tout cas, à l’allure où vont les choses, l’actuel premier ministre, Mohamed Béavogui, selon les mots du président du RTG, n’a pas la carapace qu’il faut pour pouvoir favoriser le dialogue qui oppose aujourd’hui la classe politique à la junte au pouvoir.
Mohamed KABA
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