En raison du Ramadan, qui a débuté mercredi en Guinée et dans la plupart des pays à majorité musulmane, autorités et opérateurs économiques se sont entendus sur une nouvelle grille tarifaire pour les produits de première nécessité. Mais sur les marchés, c’est tout autre. Au kilomètre 36, par exemple, un sac de riz de 50 kg coûte toujours entre 300 000 et 310 000 francs guinéens.
Le refus d’appliquer les nouveaux prix sur ce marché de la banlieue de Conakry est justifié par le fait que les stocks ont été achetés à des tarifs supérieurs à ceux convenus entre le gouvernement et les opérateurs économiques.
Selon les auteurs, pour qu’ils puissent appliquer les nouveaux prix, il leur faut d’abord écouler les stocks en leur possession aux prix habituels.
« Nous ne sommes pas contre les nouveaux prix, mais nous ne pouvons pas les appliquer immédiatement. Nous avons constitué nos stocks bien avant. Pour au moins compenser nos pertes, nous devons vendre le riz, le sucre et les autres produits aux prix initiaux », explique Djibril Sow, commerçant.
Mamoudou Bah partage le même avis. Il dit ne pas être contre les nouveaux prix, mais ne peut les appliquer pour le moment.
« Le commerce est une question de dépense et gain. J’ai acheté ces sacs de riz que vous voyez ici il y a longtemps. Je ne peux pas les revendre à moins de 300 000 francs guinéens. Sinon, ce serait une perte pour moi », explique-t-il.
Alors que le Ramadan entre dans son deuxième jour, les prix des denrées alimentaires restent élevés sur les marchés, ce qui n’est pas nouveau en Guinée.
Depuis plusieurs décennies, ce mois de pénitence entraîne une flambée des prix des produits de première nécessité.
Oury Maci Bah, depuis le marché du Kilomètre 36, pour Fatalainfos.com









