Le président du Conseil National de la Transition a reçu ce lundi 20 juin, les chefs de quartiers de Conakry, Dubréka et Coyah dans la salle du congrès, du Palais du peuple. Cette consultation avec les élus locaux s’inscrit dans le cadre de la présentation du bilan du CNT pendant ces 100 premiers de son installation.
Après une large communication sur les actions menées par les conseillers, le président de l’organe législatif a fait face aux préoccupations des hôtes. Au cours de ces échéance, ces élus locaux ont exposé devant les Conseillers nationaux, les véritables soucis majeur de leurs concitoyens. Pour le président du conseil de quartier de Matoto marché, ce cadre devrait permettre aux responsables à la base d’exprimer au CNT leurs véritables problèmes puisque selon lui, le code des collectivités voté en 2018 mentionne que les présidents des conseils de quartiers sont les chefs des sections. Ça veut dire qu’il faut avoir l’équipement, une prime de fonction, mais de grâce allez dans les quartiers, les gens n’ont même pas de bureaux Les chefs de quartiers ne sont pas respectés, ils sont menacés et ceux qu’ils font sont cachés derrière les rideaux. Comment voulez-vous que les gens qui s’investissent dans les causes communautaires bien travailler. Quand il y’a élections, la CENI n a pas de bureaux, ni des chaises, même les affichages dans les quartiers c’est les chefs de quartiers sont obliges de se débrouiller et les éléments qui viennent dans les quartiers », a sollicité Ibrahima Youla.
Pour le chef de secteur adjoint de CBA centre, dans la commune de Matoto, depuis belle lurette, sa circonscription manque sérieusement de cimetière pouvant leur permettre d’inhumer des corps : « dans mon secteur nous sommes plus de 14.000 habitants mais malheureusement nous n’avons pas de cimetière. Si nous voulons enterrer un corps, il nous faut le transporter très loin dans les autres quartiers. Aidez-nous! Les citoyens de CBA centre ont besoin de votre aide. La jeunesse aussi a besoin du terrain de football », a exprimé Joseph Wassiba Guillaume.

Toutes ces préoccupations exprimées par les chefs de quartiers du Grand-Conakry ont amené le patron du CNT à dire ceci : « c’est pourquoi nous devrons rédiger une constitution solide qui tient compte de nos réalités. Et qu’aucun président ne puisse faire ce qu’il veut c’est aussi ça notre rôle, la mission du CNT. Donc tout ce qu’on peut faire vous sans vous est contre vous. Nous, nous ne devrons pas faire pour vous mais ça sera avec vous », a promis Dr Dansa Kourouma.
Demba 666 18 50 11.









