Conakry : l’OIM célèbre la journée Internationale des migrants sous le signe de « COVID-19 »

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L’humanité célébre, le 18 décembre de chaque année, comme la journée internationale pour les migrants. Le thème choisi cette année est:  » Repenser à la mobilité humaine ». À Conakry, l’Organisation Mondiale pour la Migration n’a pas passé sous silence cette journée.

Elle a dans le strict respect des gestes barriéres liées à la pandemie de coronavirus, organisé dans un complexe hôtelier de la capitale une cérémonie et dressé les effets de la pandémie sur l’humanité, mais surtout sur les migrants avant d’inviter les uns et les autres à faire plus de responsabilité: « En 2020, le monde a vécu une tragédie parce que cette pandémie n’est pas quelque chose facile pour la communauté en général mais en particulier pour les migrants. Donc on a voulu vraiment faire de façon sombre, célébrer juste pour avoir une pensée pour ceux qui sont morts sur la méditerranée et ceux qui sont morts dans le désert. C’est pour cela que nous sommes la aujourd’hui en pensant à ceux qui n’ont pas pu être là. Comme vous le savez tous, le 18 décembre a été décrété journée internationale des migrants. Le thème de cette année est choisi sur le fait que nous vivons une pandémie très spéciale :  » Repenser à la mobilité humaine ». C’est pour cela vous ne voyez pas le mot migrant dans ce thème parce que la mobilité humaine concerne les humains donc on ne pouvait pas avoir un thème très complet pour ne pas dire un thème adressé aux migrants mais à l’être humain en général. On a aussi tenu compte des droits des migrants. On sait qu’ils ont souffert pendant cette pandémie, de la discrimination, le non accès aux services sanitaires et surtout la stigmatisation parce qu’on pensait qu’ils pouvaient transmettre le virus partout. Au-delà de ces éléments, il faut continuer la sensibilisation et surtout ce qui a été recommandé cette année par notre directeur général mais cette fois ci sur l’impact positif sur la communauté et voir aussi la migration comme un moyen de réussite pas seulement de façon irrégulière et se focaliser sur ce côté-là . Ici en Afrique la migration est un élément culturel. Même le peulh on le qualifie de nomade parce que lui, il est transhumant par naissance. Il aime bouger , c’est une culture. Donc l’idée c’est de traiter cet aspect mais de ne pas se focaliser sur les aspects économiques et sociaux. Aller au plus profond et faire des études anthropologiques », a déclaré Fatou N’Diaye, cheffe de mission OIM en Guinée.

Agnès Damba

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