Boubacar Diallo a été victime d’un accident de la circulation dans la journée de lundi dernier. Il partait à moto pour Cosa en provenance de Lambanyi. Arrivé à la voie ferrée qui est sur la transversale Lambanyi-Cité Enco5, son engin roulant a été percuté par un véhicule que conduisait un agent de la police. Il est tombé et son pied s’est cassé.
L’officier fait croire au frère de celui-ci qu’il travaille à la CMIS de la Cité Enco5. Alors il recommande son admission dans la clinique qui s’y trouve. Mais une fois sur place et les consultations médicales entamées, il disparaît. Depuis, ni la victime, ni son frère n’ont revu l’auteur de l’accident. Pendant ce temps, l’adolescent continue à souffrir. Trois jours après le drame qu’il a subi, il brise le silence.
« C’était vers 16h. Je quittais Lambanyi pour Cosa. Une fois aux rails, un véhicule qui venait de rallier la transversale Cité Enco5-Lambanyi en provenance de la raccourcie Simambossia-Tranversale Lambanyi-Cité Enco5, s’est soudainement mis à rouler en arrière. Son’ côté arrière se positionne dans mon sens alors que je roulais aussi vers le rond-point de la Cité Enco5. Du coup il m’a heurté et je suis tombé. J’ai tenté de me relever mais je n’ai pas pu. J’ai ressenti une immense douleur au niveau du pied gauche. J’ai compris qu’il s’est cassé. Le policier est descendu et a commencé à cirer. Il disait que je n’avais pas raison. Comme j’avais très mal, je n’ai pas eu le temps de répliquer. Entre temps mon frère est arrivé. L’agent nous a dits qu’il travaille à la CMIS de la Cité Enco5. C’était du mensonge mais nous, nous ne le savions pas. Il a proposé qu’on aille dans l’enceinte de cette CMIS en nous rassurant qu’il y a une clinique. Quand nous sommes arrivés là-bas, le médecin a recommandé une radiographie sur mon pied. L’agent nous a dits d’aller à la clinique indiquée pour la radiographie en nous rassurant de nous rejoindre très rapidement. Nous y sommes allés et quant à lui, nous ne l’avons plus revu. Quand on l’appelle, il nous dit qu’il est en voyage. Tout ce qui est à dépenser, c’est mon frère qui s’en charge. Je suis là et je ne peux même pas me lever de moi-même », relate Boubacar Diallo.
Le jeune adolescente habite à Lambanyi,
non loin du carrefour « cimetière ». Il est un nouveau collégien mais en raison de son état, il n’a pas encore pu reprendre le chemin de l’école. Il risque de passer plusieurs semaines sans pouvoir se tenir sur ses pieds.
Oury Maci Bah









