Le dernier premier ministre d’Alpha Condé et Oyé Guilavogui, ministre de l’environnement resteront en prison jusqu’à ce que la date de leur procès soit fixée. C’est du moins la décision rendue ce mardi 26 avril par le nouveau juge de la Cour de Répression des Infraction Économiques et Financières (CRIEF) suite au procès en référé pénal intenté par le collectif des avocats de ces ministres.
Ce rejet de la demande de mise en liberté des anciens dignitaires viole les dispositions des articles 461 du code de procédure pénale, selon l’un des avocats de la défense : »imaginez nous avons démontré l’impossibilité de l’article 461 par ce qu’il faut que l’individu soit arrêté en flagrant délit malheureusement cela a été démontré. On n’a démontré aussi que l’article 114 alinéa 2 démontre légèrement quand une infraction est traitée par une procédure spéciale la flagrance est impossible. On n’a démontré le jeu du parquet dans ce qu’on appelle l’estoppel c’est a dire le revirement de procédure au détriment de l’autrui. On n’a démontré non seulement l’exception d’inconstitutionnalité par ce que la charte de la transition en son article 12 a interdit toute poursuite pour des faits antérieurs. Et la charte de la transition par rapport à l’ordonnance modifié qui a crée la CRIEF autorise la poursuite des infractions antérieures. Entre la charte de la transition qui fait office de constitution et l’ordonnance qui est une loi organique c’est la charte qui domine. On n’a démontré effectivement que les infractions là ne peuvent être poursuivis en flagrance et depuis la date du 6 le jour où nos clients ont été déposés à la maison centrale ils sont incapables de la présentés à un juge d’instruction. Ni à une juridiction de jugement, ni à une juridiction d’instruction. Donc franchement ils sont détenus par la volonté du prince et des hommes du 5 septembre. La CRIEF est un instrument du sale boulot nous sommes désolé que la liberté soit bafouée », a réagi Maître Sidiki Bérété.

Malgré la détention de leurs clients à la maison centrale, le collectif des avocats ne compte pas lâcher prise : ‘‘nous relèverons appel et la lutte continue jusqu’à la liberté de nos clients. Nous sommes restés en salle vers la fin le parquet a quitté par ce qu’il était en cours d’arguments. Je peux vous monter la décision ils ne peuvent pas justifier le contenu. Je suis désolé de vous dire que cette situation est grave pour l’état de droit. Personne n’est à l’abri en Guinée on peut faire de vous comme bon leur semble conformément à la loi et en se servant de la justice qui est le symbole actuel du sale boulot. On veut leur faire taire politiquement mais ils ne le pourront pas parce que le droit à la parole, la liberté d’expression et celle politique est un droit et la lutte continue jusqu’au bout » a-t-il dénoncé.
Pour rappel, Dr Kassory et Oyé Guilavogui tous anciens ministres du gouvernement déchu, sont poursuivis pour des faits de détournement présumé de deniers publics, corruption, complicité, blanchiment d’argent. Et ils croupissent en prison depuis le 06 avril.
Pour l’heure, la date de leur procès n’est pas encore connue.
Demba 666 18 50 11.









