Décédé hier à Conakry des suites de maladies, Abdoul Kader Sangaré a reçu ses derniers de sa famille biologique et professionnelle, proches et collaborateurs. La cérémonie de levée du corps a mobilisé des personnalités entre autre : le président de l’Assemblée nationale, le premier ministre, des anciens ministres et tant autres personnalités. A tour de rôle, chacun d’eux a voulu lui rendre un hommage mérité.
Bantama Wow, ancien collaborateur de l’homme dit l’avoir le côtoyer dans son vivant: »Kader ! Aujourd’hui tu pars pour ce pays inconnu d’où nulle voyageur n’est jamais revenu et n’a jamais donné de ses nouvelles. Avec toi, disparait un homme d’action, de conviction, respectueux de l’opinion des autres pour la bonne cause. Bref, un patriote passionné soucieux de servir positivement sa nation. En 1985, tu fus le premier à avoir l’audace d’être à la tête d’une équipe de jeune de ta génération enthousiaste pour le sport. Vous avez créé l’Association Sportive de Kaloum, premier club multidisciplinaire de la Guinée. Abdoul Kader Sangaré, ta disparition est certes pour ta famille mais elle particulièrement incommensurable et le sport guinéen. (…) je sui convaincu que tes actes posés suivront’’.
Parlant au nom de la famille du defunt, l’ancien ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a quant à lui prié chacun de s’en remettre à la décision de Dieu: » En ces derrières années où la maladie voulant coute et cout en découdre avec lui, ces deux épouses ont tenu le coût. Elles étaient avec lui des nuits et des nuits à trois en Guinée et hors du pays. C’est ce Kader que nous avons perdu. La famille quant à elle, s’en est remise déjà de la décision implacable de notre seigneur. Et elle vous prie chacun d’accepter que Kader n’est plus de ce monde. Si notre sort dans l’au-delà est lié à notre capital sur terre, nulle doute que Kader Sangaré reposera au paradis. Il avait des amis dans toutes les structures sociales mais il en avait beaucoup plus dans les familles déshéritées’’, s’est exprimé Bouréma Condé.
Pour le Directeur général de la Caisse Nationale de Securité Sociale, Kader était un homme très sympa et géréreux envers tout le monde:‘’ C’est très difficile de perdre une telle personnalité. Jusqu’à la fin de son dernier souffle, il me réclamait et à chaque fois que j’intervenais, il m’appelait pour m’encourager en disant vas y. Mais ce que je veux révéler au peuple de Guinée aujourd’hui, c’est qu’il y’a eu une amitié très sincère et très profonde entre lui et moi. Son (feu) père le ministre Almamy Sangaré, c’est lui qui m’a sauvé du camp Boiro. Etant étudiant à l’époque, je fus emprisonné dans ce camp. N’eut été l’intervention de son père à l’époque peut-être que je ne serai plus de ce monde. Je ne dis pas que je dois la vie à quelqu’un mais ces deux personnalités, je ne les oublierai pas jusqu’à ma mort. C’est grâce à que j’ai pu sortir de la Guinée tranquillement’’, a rappelé Malick Sankon, DG CNSS.
Né le 26 novembre 1952 à Guéckédou, Feu Kader part en laissant derrière deux veuves et douze enfants. C’est au cimetière de Cameroun où repose dorénavant en paix le regretté Kader.
Agnès Damba









