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lundi, janvier 30, 2023

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Djiwo Diallo, journaliste sportive à double casquette, parle d’elle

Journaliste sportive au quotidien d’informations le « Horoya », fonctionnaire d’Etat au ministère de la communication et membre des 50 jeunes du président pour le recensement des biens de l’Etat, Fatoumata Djiwo Diallo parle d’elle, de son début dans le journalisme et ses progrès dans le métier. C’est une exclusivité qui s’inscrit dans le cadre de la rubrique « femme à la une ». Une manière pour le quotidien en ligne fatalainfos.com d’aider à la valorisation et la promotion du mérite féminin.

 

 

 

 

Voici l’intégralité de l’entretien :

 

Fatalainfos : Bonjour !

 

Djiwo Diallo : Bonjour à vous !

 

Fatalainfos : Peut-on avoir une idée sur votre parcours scolaire et universitaire ?

 

Djiwo Diallo : Je ne peux pas vous retracer tout mon parcours primaire et secondaire, parce que j’ai fait plusieurs écoles. Chaque fois que mon papa apprenait la venue d’une nouvelle école pour des formations, il m’inscrivait là-bas. Donc, vouloir citer toutes ces écoles, on risque d’en faire un livre. Ce qui est sûr, je suis native de la ville de Kindia, précisément du quartier Wondima où j’ai passé mon enfance, puis de Damankhania, une des sous-préfectures de Kindia. C’est là j’ai poursuivi mes études primaires et secondaires au collège à Tafory, ensuite au lycée 28 septembre où j’ai décroché mon bac en 2012. Je voulais le journalisme parce que depuis mon enfance on me qualifiait toujours journaliste, vu que je parlais beaucoup et je ne l’ai pas su à ce temps là que j’allais être une journaliste. Mais le choix de mon père était que je fasse les sciences juridiques et politiques. Je n’ai pas été dure avec lui. Du coup j’ai accepté son choix. Après mon admission au baccalauréat unique session 2012, j’ai été orientée à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia où j’ai fait les sciences juridiques et politiques et j’ai obtenue ma licence en 2015.

 

Fatalainfos : Alors comment vous vous êtes retrouvée dans le journalisme ?

 

Djiwo Diallo : Avant même d’avoir mon diplôme de licence, on m’a recrutée comme hôtesse à l’aéroport international de Conakry Gbessia pour un certains temps. Mais je me suis rendue compte que ce n’était pas le boulot qu’il me fallait. Du coup j’ai commencé a participer aux émissions interactives à la radio Soleil FM avec Amadou Dogomet Camara et à Evasion en restant hôtesse à l’aéroport. Un jour, un oncle m’a vue et me demande si c’est le boulot que je rêve faire. J’ai répondu « non », je le fais juste  pour avoir un point de chute vers mon choix. Il m’a dit « ok », au moment que tu changes d’avis, viens me voir et me dire ce que tu souhaites faire. Donc j’ai difficilement démissionné de là où j’étais comme hôtesse parce que le blanc qui était mon patron ne voulait pas me laisser partir, vu que je gérais bien les activités commerciales. Après ma démission, je suis allée voir mon oncle lui dire que suis enfin prête pour faire mon choix. Il m’a demandée à nouveau et je lui ai répondu que je rêve devenir journaliste. Il m’a proposée de rejoindre l’assemblée nationale où la cour constitutionnelle puisque l’actuel président de la cour constitutionnelle était mon professeur d’université en droit constitutionnel. Ce dernier voulait que je sois son assistante parce que j’étais l’une de ses meilleurs étudiants. J’avais même représenté la Guinée au concours panafricain des droits de l’homme à Nairobi au Kenya. Donc, j’étais trop top en droit et même mes amis de promotion le savent, une chose d’ailleurs que je ne cache pas. Mais je ne voulais pas de ça. La seule chose que je voulais, c’était d’être journaliste… tu vois ! Avec mon argumentaire et mon désire, mon oncle a compris et il m’a directement envoyée au ministère de la communication pour un premier temps faire le stage.

 

Fatalainfos : Comment avez-vous rejoint le journal Horoya ?

 

Djiwo Diallo : J’étais au ministère de la communication. Un de nos chefs m’a dit un jour ’’ je veux vraiment que tu apprennes à écrire ». J’ai dis « ah bon ! Il m’a dit « oui », un journaliste c’est celui qui apprend bien à écrire. Ce n’était vraiment pas quelque chose de simple, mais après je suis allée et les gens m’ont beaucoup encouragée. Du coup j’ai commencé.

 

Fatalainfos : Sûrement le début n’a pas été facile. Parlez-nous en !

 

 

Djiwo Diallo : Eh ! Rire !!! Vous n’êtes pas sans le savoir. La première fois où j’ai écris, rire, c’était catastrophique. J’ai écrit sur deux pages… rire, alors que j’avais suivi des formations et j’ai montré au DG. Il a crié sur moi et déchiré ma feuille. J’ai pleuré et je suis rentrée à la maison, et j’ai dis à ma mère « j’arrête, je veux plus être journaliste ». Je suis restée une semaine. J’avais vraiment pleuré. Rire !!! Après mon DG m’a appelée et j’ai répondu. Arrivée, il m’a expliquée et en même temps j’ai suivi quelques formations. Très vite j’ai pris goût de la chose. Toujours en 2017, mon oncle m’a appelée en annonçant que je suis admise à la fonction publique, au compte du ministère de la communication. J’ai dis waouh !!!  A la même année, pleins de trucs se sont passés et je n’arrivais pas y croire. C’était vraiment une année de bonheur ! Mais évidemment oui !!! Très jeune, être à la fonction publique, venir trouver des gens dans ce département qui n’ont pas encore été pris officiellement, c’était vraiment une fierté pour moi. Donc, c’est comme ça je me suis retrouvée là et à la rédaction en tant que journaliste sportive au quotidien d’informations Horoya. Je remercie beaucoup Batigol que j’ai trouvé là et qui s’est énormément battu pour moi afin de m’intégrer facilement. Si j’écris depuis lors et que ça sort au journal chaque fois, vraiment c’est grâce à lui.

 

Fatalainfos : A vous entendre parler de votre début dans le journalisme, on a l’impression que la seule difficulté que vous avez eue, a été l’adaptation à l’écriture journalistique. C’est cela ?

 

Djiwo Diallo : Le seul obstacle pour moi c’était seulement pour la première fois d’écrire. A part ça, rien d’autre. A vrai dire, j’aimais ce que je faisais, tu vois ? Comme je l’ai dit, je voulais faire le journalisme. C’était ma passion. Quand j’ai commencé à venir au stade, les gens me disaient « waouh Djiwo! Tu es une fille, tu ne pourras pas tenir. Mais non, j’ai franchi tout. Je n’ai pas eu de peur et je ne considère pas ça comme difficulté.

 

Fatalainfos : Ça ne vous gène pas d’exercer ce métier largement dominé par les hommes ?

 

Djiwo Diallo : Non ! Ça ne me gène pas, plutôt ça me plait parce que moi par exemple, mon père n’a jamais eu de garçon. Nous sommes toutes des filles. Donc, je n’ai pas eu de frères. Etre auprès des hommes, ça me plaît beaucoup parce qu’ils sont tous des frères pour moi. Ça me gène pas et je me sens bien à l’aise avec eux et ils me comprennent aussi.

 

Fatalainfos : Qui vous inspire le plus dans ce métier et pourquoi ?

 

Djiwo Diallo : Disons c’est Dame Gnoumassé parce qu’à la base, c’est elle qui était là. C’est elle je suivais souvent dans ce métier. Elle m’inspirait beaucoup et elle avait l’audace. En plus de ça, elle est une vraie combattante. En tout, c’est grâce à elle j’ai appris un peu de chose dans ce métier.

 

Fatalainfos : Quel a été votre secret de réussite ?

 

Djiwo Diallo : Pour moi, il n’y a pas de secret pour la réussite. Tu vas entendre des gens parler de miracle. Il y a dix choses pour être ça. Mais de mon côté, il n’y a vraiment pas de secret. C’est dure, c’est la réalité. Je suis juste des attitudes et conseils pour évoluer. D’abord il faut connaître ce que tu veux. Si tu connais ce que tu veux, tu vas vite en avant. Ne pas avoir peur de tout ce qui va venir dans ta vie. Ainsi va la vie. Tomber, se relever et travailler de manière acharnée, ne rien laisser tomber. C’est ce que je peux dire, sans quoi il n’y a pas de secret pour ça.

 

Fatalainfos : Peut-on connaitre vos préférences en loisir ?

 

Djiwo Diallo : Ah ! Rire ! Ça, il y en a beaucoup parce que vous-même, vous voyez dans mes stories. J’aime chanter, j’aime faire de l’ambiance avec mes amies, venir dans les lieux récréatifs pour passer du temps et faire le sport, surtout s’asseoir au bord de la mer pour aspirer le vent frais.

 

Fatalainfos : Cette histoire de ‘’Gos-Gaga’’, qu’est-ce que c’est ?

 

Djiwo Diallo : Rire !!! Ah ça ! Disons c’est un truc qui s’est renforcé lors de notre séjour en Tanzanie. On était vraiment des potes ici avant d’y aller, mais c’est là-bas nos liens ont été intenses, parce qu’une fois hors du pays, vous êtes obligé de vous aimer. Donc, c’est de là que tout a commencé. On était tous logé au même appartement et nous avons constaté que nous avons les mêmes délires et qu’on peut évoluer ensemble. Et voilà ! L’histoire de ‘’Gos-Gaga’’ a vu jour en Tanzanie. Depuis qu’on est revenu au pays, le groupe ne s’est pas dissocié et nos liens ont été plus forts.

 

Fatalainfos : Parlons à présent de votre vie sentimentale.

 

Djiwo Diallo : Huuum et Diakité ! Rire !

 

Fatalainfos : Ah ! Quoi ?

 

Djiwo Diallo : Non rien ! Rire !

 

Fatalainfos : Vous êtes toujours célibataire. Avez-vous déjà quelqu’un qui a demandé votre main en mariage ?

 

Djiwo Diallo : Rire ! Ah ça ! C’est une question… Hum ! Bon disons oui. On espère d’ici fin 2021 parce qu’il y a déjà ‘’Gos-Gaga’’ Bintia Condé qui est en cours et tout. Mais après, moi, je vais couronner le tout…Ah ! Tu souhaites être à la dernière position ! Si Bintia Condé de la RTG ne fait pas vite, je serais obligée de la devancer.

 

Fatalainfos : Donc vous ne voudriez pas assez de temps entre votre mariage et celui de votre amie au cas où le vôtre se tenait avant le sien ?

 

 

Djiwo Diallo : Rire ! Non, disons que, nous sommes chanceuses et on n’a eu en même temps. Rire ! Donc personnellement, je suis en train de prendre mon temps pour bien organiser, vu que le mariage n’est pas une course de vitesse. Il faut savoir avec qui se poser. On ne se pose pas à n’importe qui, sinon j’aurais dû me marier depuis. Mais là, je prends tout le temps pour savoir avec qui me poser. Pour moi le mariage c’est à vie. Je n’aimerais jamais divorcer de ma vie, comme on voit chez certains couples. C’est pourquoi je prends tout mon temps. En tout cas j’ai déjà une personne que je vois et je suis en observation.

 

Fatalainfos : Votre prétendant, vit-il en Guinée ou ailleurs ?

 

 

Djiwo Diallo : Ah ! Rire ! Bien sûr, il vit ici en Guinée pour le moment et il travaille. Nous sommes à 60% pour le moment de validation puisque je sors d’une relation amoureuse qui n’a pas bien fonctionné. C’est pourquoi je veux être sûre de ce que je fais avant de dire à 100%.

 

Fatalainfos : Est-ce qu’il est de la corporation? si non, est-il prêt à accepter tes obligations envers le métier ?

 

Djiwo Diallo : Non ! Il n’est pas journaliste. Nous avons discuté de la chose de toutes les façons. Je lui ai expliqué. De fois il est jaloux en disant « oui », les joueurs, ainsi de suite… mais après il comprend parce que lui-même il est tellement occupé qu’il n’a pas le temps. Mais si on doit se marier, il faut qu’il ait  des bases. S’il ne souhaite pas que je fréquente les stades et tout, comme ça je vais me chercher et même si c’est au ministère des sports. En tout cas je vais exécuter son désire si je l’aime bien.

 

 

Fatalainfos : Vous êtes élégante et célèbre. Ça ne vous arrive pas de vous faire draguer par des hommes ?

 

Djiwo Diallo : Ça ne finit jamais et on ne peut empêcher des gens de dire ce qu’ils pensent et aiment.

 

Fatalainfos : Comment vous gérez ça ?

 

 

Djiwo Diallo : Bae ! Je ne dirais pas très facile parce qu’il y a d’autres, ils ne sont pas compréhensifs. Mais j’essaie de leur parler à chaque fois qu’il y a quelqu’un qui veut de moi. Si je ne suis pas en couple et que suis intéressée, ça passe, mais si ça ne m’intéresse pas, je suis désolée parce que je n’aime pas tourner autour du pot. Je reste directe pour lui éviter de se faire des fausses idées en tête. Donc, on peut être des amis et s’il accepte, « Awa ». Au cas contraire, je n’en sais rien. Mais la majeure partie des gens qui me demandent ça finissent par accepter mon amitié. Ce n’est vraiment pas facile « dhée », « Rire »! Il y’a des têtus parmi eux, je te dis « Rire »! Il y’a même un joueur et voir plusieurs, il me dit : ‘’Djiwo, je réponds oui, même quand tu te maries, tu resteras ma femme ». Je lui ai dit : »mais comment ? ».  Il me dit comme ça, tu restera ma femme et je lui ai dit: « mais c’est de la sorcellerie dhëëë Rire! ». Je te le jure, c’est ça aussi et ça me fait rire, mais on ne peut empêcher une personne de dire ce qu’elle pense.

 

Fatalainfos : Bien que vous soyez financée, est-ce qu’entre vous les « Gos-Gaga’’ c’est toujours comme avant ?

 

Djiwo Diallo : Non, Non ! Les amies, disons Marie Hélène un peu hein. Sinon, je ne prends pas trop de temps. Dès que je vois le filon est là, on a le même délire et même ambition, ça va, je me lance. D’autres, quand ils me voient, on dit que je suis hautaine. Sinon moi, je suis très simple et hyper cool.

 

Fatalainfos : Actuellement tu n’es plus fréquente au stade du 28 septembre. As-tu un autre métier que tu cumules avec le journalisme ?

 

Djiwo Diallo :  Au-delà du métier de journalisme, je fais autre boulot que les gens ne connaissent pas. C’est ce qui m’empêche d’être à tout moment au stade. Je fais partie des 50 jeunes du président de la République sur le recensement des biens de l’Etat. Souvent si, vous voyez des maisons numérotées, c’est nous qui le faisons. J’ai signé un contrat avec le budget et l’Anti-Drogue.  A chaque fois que le président a besoin de nous et qu’il n’a pas confiance à un département, il nous appelle. Nous avons fait une formation pour ça. Donc j’ai un contrat avec le budget sur le recensement des biens de l’Etat.

 

Fatalainfos : Comment vous arrivez à vous en sortir vu que vous êtes juriste de formation ? 

 

Djiwo Diallo : J’ai suivie une formation sur la géolocalisation des bâtiments. De temps à autre je fais des posts sur le budget et l’impôt. Je suis dans ce domaine aussi et ça paye bien plus que le journalisme. Je suis là-bas depuis maintenant deux ans.

 

Fatalainfos : Votre travail dans cet autre domaine que vous venez d’énumérer, ça continue ?

 

Djiwo Diallo : Non ! Pour le moment nous sommes au repos et c’est depuis l’élection présidentielle du 18 octobre 2020. Aller recenser la maison de quelqu’un à cette période là, connaissant nos différends politiques, c’était trop risqué de le faire.

 

 

Fatalainfos : Sans doute, plusieurs autres jeunes filles voudraient être comme vous. Qu’est-ce que vous leur conseillez ?

 

Djiwo Diallo : Ce que je peux dire à mes jeunes sœurs, c’est de ne jamais laisser tomber. Quels que soient les obstacles, il faut l’affranchir. Je me dis que, pour toute réussite, il y a des obstacles. Si c’était facile, on aurait dû être riche tous. Mais pour être riche, c’est le travail et même quand tu demandes aux personnes riches, elles te diront toujours voilà ce que j’ai enduré avant de l’être, ça n’a jamais été facile, donc il faut se battre pour ton désire et pour autrui. Par exemple moi, mon papa voulait que je fasse droit pour être juge ou avocate. Mais je me suis battue pour être ce que je veux. Ce n’est pas un métier qui me donne tout ce que je veux, mais je suis vraiment fière. Il faut vous battre, évitez d’être paresseuse. Dire un boulot va me trouver, non… la vie ce sont des étapes et ne minimisez rien dans la vie.

 

Fatalainfos : Merci et mes meilleurs vœux pour l’année 2021 !

 

Djiwo Diallo : C’est pareil chez moi. Que Dieu fasse qu’on puisse assister toi aussi à ton mariage. Rire !!!.

 

Entretien réalisé par Mohamed Diakité, 620 71 80 06.

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