Après la pandémie de Covid-19, l’épidémie ÉBOLA, la Guinée est désormais frappée par une troisième pandémie. Il s’agit de la fièvre Lassa qui fait sa résurgence un an après son dernier passage. Déjà, cette maladie fait un mort et trente cas contacts dans la préfecture de Yomou.
Dans un entretien accordé à la reda6 de votre quotidien électronique, fatalainfos, ce jeudi 20 mai 2021, le chargé d’études au département de surveillance a invité les citoyens particulièrement ceux de Yomou l’épicentre de la maladie à ne pas céder à la panique.
Selon Docteur Sory Condé, le premier patient décédé de cette pathologie a été testé positif depuis le 16 avril dernier. »Les trois épidémies ont quelques choses en commun c’est la propreté. Il est déconseillé de ne pas toucher un malade. Tout ce qui est vrai pour Ebola est vrai pour la fièvre Lassa parce qu’ils sont toutes dans la catégorie des maladies hydriques. Il faut rendre propre les aliments », a t-il conseillé.
Il estime que l’agent vecteur de la fièvre Lassa est du groupe des rongeurs. »Lassa se transmet à travers les rongeurs, les rats. Ça veut dire de lutter contre les rats dans nos domiciles. Il faut couvrir nos aliments, sinon les rats peuvent mettre les excréments les urines etc…, ce qu’on demande aux gens, c’est d’être propres pour lutter contre les maladies hydriques’’.
La particularité de la fièvre Lassa est le fait que le malade de cette pathologie puisse circuler des jours sans pour autant développer des symptoms. « La fièvre de Lassa fait partie des grands groupes des fièvres hémorragiques virales au même titre qu’Ebola. La particularité est le fait que ces formes asymptomatiques sont beaucoup plus fréquentes, 80 % des personnes affectées passent inaperçues, ils ne présentent pas de signes. Si ce n’est que 20%. Parmi eux, c’est un petit groupe qui développe les formes graves. Ce sont les cas graves qui développent des signes comme le saignement, ça peut parfois provoquer des problèmes de foie, de cœur qui aboutit jusqu’à la mort ’’ a éclercie notre interlocuteur.
Même si la fièvre Lassa figure dans groupe des maladies virales, son taux de létalité est moins grave. « Je ne veux pas m’appuyer sur les chiffres pour ne pas que les gens se fondent sur la létalité pour négliger la pathologie, mais un mort est un mort de trop. Sinon la létalité dans le cas de la fièvre Lassa est de 1%, mais ça peut aller jusqu’à 15 % lorsque les personnes développent les formes graves. Mais il faut insister sur un fait, il y a des personnes qui peuvent guérir de cette maladie mais qui vont développer des séquelles après, c’est le cas par exemple de la surdité’ », a prévenu l’expert.
Agnès Damba









