Interdiction des prières nocturnes/Dr Sakoba justifie la décision: « la Covid-19 se propage dans les lieux clos… »

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Le 03 mai dernier, les fidèles musulmans de la Guinée ont été surpris de l’interdiction des prières nocturnes dans les différentes mosquées. Cette décision qui est intervenue au lendemain du démarrage de celles-ci dans les mosquées a suscité beaucoup de réaction et d’indignation chez les musulmans. Pour calmer les ardeurs, le Directeur général de l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) a devant les médias ce mercredi, 06 mai expliqué les raisons qui ont motivé la prise de cette décision.

Selon Sakoba Keita, les prières nocturnes ont été interdit pour éviter la propagation de la covid-19 dans les mosquées.
« On a évalué les conséquences probables des prières, le message était sur la durée de cette prière nocturne. La prière nocturne ont une durée de 3 à 4 heures de temps. Comme la covid-19 se propage dans les lieux clos et quand la prière dure les gens sont beaucoup plus exposé par rapport aux prières courtes. Si non avant on a interdit toute sorte de prière mais avec la baisse du taux de positivité, on a autorisé les prières bien sûre, il y a des risques mais on l’avait autorisé. Maintenant que les prières de longue durée ont commencé dans le mois de Ramadan, il fallait quand même qu’on intervienne pour éviter que ces prières au lieu de servir pour faire les incantations auprès de Dieu, il ne faut pas que ça soit des lieux de propagation de cette maladie. Le deuxième sait que dans les habitudes guinéennes il y a des personnes âgées qui passent la nuit 24h/24 pendant les 10 jours dans les mosquées. Alors que nos mosquées ne sont pas préparé comme des dortoirs. Donc quand tu mets beaucoup de personnes entachées dans les mosquées qui passent 24h/24, il suffit d’un cas de covid-19 pour contaminer l’ensemble. Et la plupart des personnes là, ce sont telles qui décèdent par suite de covid-19. C’est le souci d’augmenter notre taux de décès parmi les personnes âgées qui a fait qu’on a dit avec ces deux arguments de ne pas faire ces prières », a t-il précisé.

Le directeur général de l’ANSS a fait savoir que la Guinée est en train de traverser sa deuxième vague d’épidémie. « Actuellement nous avons un taux de positivité de 12 à 13%, c’est-à-dire chaque 100 examens tu as au moins 12 a 13 personnes positives. Alors que le mois de Ramadan de l’année dernière on était a 1 ou 2 personne sur chaque examen. Donc les deux périodes ne sont pas les mêmes et en ce moment personne ne priait dans les mosquées maintenant que ça augmenté les gens veulent aller dans les mosquées. Nous on ne veut pas aussi après le mois de Ramadan, on enterre beaucoup de personnes. Ce sont les raisons là qui ont prévalu et nous demandons aux fidèles musulmans d’accepter ces mesures », ajoute Dr Sakoba Keita.

Facinet Camara
655765079

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