Lambanyi : après 15 ans de concubinage avec son amant, une femme se marie finalement avec ce dernier

0
310

C’est une révélation sous l’anonymat. Elle a été faite à fatalainfos.com par une femme. Après 15 ans de cohabitation extraconjugale avec son amant, elle se marie finalement avec ce dernier. Le lien du mariage, tel que défini par l’islam, religion à laquelle appartiennent tous les deux, a été établi dans le village natal de l’homme. Mais tout s’est déroulé de manière restreinte. Seuls le couple et quelques sages de la localité étaient présents à ce qui a été considéré comme la cérémonie d’officialisatio  dudit mariage. L’interlocutrice a été très claire avant le début de l’exclusivité. Il n’est pas question de révéler son identité dans l’article. Même exigence pour son secteur de résidence. Signe qu’elle ne veut pas être connue du public physiquement.

 

La dame est Peulh et l’homme Soussou. Du concubinage les deux sont passés au mariage. Leur amour extraconjugal a déjà une trace ineffaçable. Il s’agit d’un enfant de 12 ans. Mais depuis quelques jours, la dame est partagée entre regret et peur. Chose facilement visible dans cette longue révélation faite par elle-même.

« On a commencé par le concubinage. Quand je suis tombée enceinte de lui, il a proposé que je vienne vivre chez lui. Je suis peulh et dans ma communauté, il est strictement interdit à une femme de s’adonner au sexe avant le mariage, à plus forte raison avoir un enfant. Quand ma famille a su que j’étais enceinte hors mariage, ça a été tout un tas de problèmes entre elle et moi. Franchement je ne pouvais pas supporter les injures et stigmatisations dont je faisais l’objet. Alors j’ai dû venir vivre avec mon copain. J’ai accouché et j’ai continué à rester avec lui. On était comme mari et femme. Pourtant ce n’était pas le cas. J’étais même tombée enceinte une deuxième fois. Mais au bout de quelques temps, j’ai fait une fausse couche. Bref on se fichait de tout. On a continué à se montrer qu’on s’aime. Comme vous le savez, plus on avance en âge, plus on change d’attitude. J’ai mes 37 ans et mon homme en a 52. Lors du mois de ramadan passé, j’ai assisté à une conférence islamique qui m’a beaucoup inquiétée. L’un des thèmes portait sur la gravité d’une relation extra-conjugale . Après avoir tout écouté, je me suis sentie concernée. J’ai eu peur et j’ai su davantage que j’étais dans la merde. Alors j’ai demandé qu’on officielle notre relation. J’en ai parlé à mes parents mais ils ont répondu qu’ils ne vont jamais cautionner une telle relation. Comme dès ma première grossesse hors mariage, ils ont toujours de la rage contre moi. Ce qui les a le plus choqués, c’est le fait que j’aie accepté de vivre avec le père de l’enfant que j’avais dans mon ventre sans pour autant que je ne sois sa femme comme le veulent la religion islamique et la tradition. Mais je n’avais pas le choix. J’étais enceinte et mes propres parents ne voulaient pas me voir. J’étais entre le marteau et l’enclume. Il fallait que je prenne une décision et ça a été d’aller vivre avec mon copain.

La conférence islamique dont je vous parlais tantôt m’a amenée à beaucoup réfléchir. Je me suis rappelée que l’être humain finit par quitter ici-bas tôt ou tard. C’est-à-dire par mourir. Alors j’ai demandé à mon homme qu’on officialise notre relation conformément à notre religion qui est l’islam. J’en ai parlé à ma famille mais personne n’a voulu assister à la transformation du concubinage en mariage. Il a fallu qu’on ailler dans le village natal de mon homme pour pouvoir officialiser notre relation. En tout chez ses parents, il n’y a eu aucune difficulté. Mais tout s’est passé en l’absence de ma famille car celle-ci est reste ferme dans sa position, c’est-à-dire ne jamais marier deux personnes (homme et femme) qui ont déjà entretenu des rapports sexuels bien avant.

En toute franchise, je regrette de m’être mariée à mon copain. Je regrette aussi d’avoir eu un enfant avec lui hors mariage. Mais ça ne veut pas dire que je n’aime pas mon enfant. Au contraire je l’aime beaucoup mais j’aurais aimé l’avoir eu dans un foyer fondé sur le mariage. En tant que musulmane, je suis consciente qu’il y aura une autre vie après celle d’ici. D’ailleurs aux yeux de l’islam, nous sommes toujours des copains. Même si on a été devant des gens, en présence d’un imam et qu’on a officialisé ma relation avec lui, au regard de l’islam, nous restons à jamais copain et copine ».

 

Elle n’exclut pas de quitter son foyer bien qu’elle soit désormais liée à son homme par le mariage. Pour ce qui est de savoir ce sera pour quand, elle n’a encore rien décidé. Mais elle a assuré que ce n’est plus qu’une « question de temps ». Elle estime qu’elle a terminé par ce qu’elle aurait dû commencer. Allusion faite aux longues années passées dans une relation hors mariage avec son amant.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici