Pour aider les filles non scolarisées à savoir lire et écrire, dame Simit, épouse de l’Ambassadeur Simit, a créé une école à kaloum en 1996 à travers son ONG « Anges Gardiens et Angéliques » (AGA). Mais par manque de moyens financiers, ladite école est en train de mourir à petit feu. Demba Camara en est le principal formateur. Dans un entretien avec un reporter de fatalainfos.com, il est revenu sur les difficultés dans lesquelles lui et le reste du personnel se trouvent actuellement.
D’abord l’interlocuteur a précisé que: « notre rôle, c’est de récupérer les filles du quartier, les jeunes dames qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école ou qui ont abandonné très tôt l’école. Nous leur apprenons à lire, à écrire et à compter ». Ensuite il s’est prononcé sur les difficultés auxquelles l’établissement ladite école est confrontée: »Nous sommes confrontés à d’énormes difficultés. Il n’est pas du tout facile d’enseigner à quelqu’un à l’âge de 25 à 30 ans à lire et à écrire. Mais avec le temps et le courage nous arrivons à réussir le combat ». Ensuite il s’est prononcé sur les difficultés auxquelles l’établissement est confronté: « avant la crise du coronavirus, on avait plus de 50 élèves. Mais actuellement, les gens viennent à compte goutte. Depuis la création de cette école, on a formé près de 1000 apprenants. Chaque année, on a plus de 50 élèves à former. On a trois cycles, le niveau zéro, ceux qui n’ont jamais été à l’école, niveau A, ceux qui ont fait un an avec nous et niveau B, ceux qui ont poussé un peu à l’école. En principe, on ne paie pas l’école, mais comme la Dame qui nous soutenait est partie, et on ne peut pas abandonner l’école. Donc, on est obligé de réclamer quelque chose comme transport, parce qu’on ne peut pas venir chaque jour avec la conjoncture. Avant, c’était 3 000 gnf par mois, mais avec la conjoncture, on leur demande de payer 30 000 gnf parce qu’actuellement on paye le local »
La création de ladite école est partie d’un constat fait en 1996.
« C’est cette dame qui partait au marché pour faire ses achats, arrivée là-bas, il y avait des garçons qui se précipitaient prendre son sac pour l’accompagner à faire ses achats. Elle leur a demandé pourquoi ils font cette pratique ? Les garçons ont répondu qu’ils n’ont pas de travail et qu’ils n’ont pas été à l’école. Un jour, elle est venue vers eux en leur proposant s’ils veulent aller à l’école. C’est ainsi qu’elle a eu l’initiative de créer cette école », relate Demba Camara.
Pour finir, il a lancé un appel aux autorités et aux personnes de bonne volonté: « nous demandons aux autorités de nous trouver un local et de nous prendre en charge parce que, ce que nous faisons est très important pour la Nation ».
L’école se trouve actuellement dans un couloir de la grande salle de la bourse du travail.
Mohamed Kaba
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