Tout a commencé lors d’une escale à l’aéroport international d’Ethiopie, d’où Moussa Barry devait s’envoler pour la Russie avec un faux visa délivré par un réseau de passeur de migrants clandestins, basé à Conakry. Alors qu’il attendait un autre vol, il a rencontré une Canadienne qui partait elle aussi pour Moscou.
À son arrivée en Russie, le jeune a découvert que son visa n’était pas en règle. Il a été arrêté et placé en garde à vue à l’aéroport. Peu après, il a été renvoyé à bord du même vol par lequel il est entré en Russie. De la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, il a regagné Conakry.
Un mois plus tard, la Canadienne rencontrée en Éthiopie l’a contacté sur WhatsApp. Après de nombreux échanges, ils se sont avoués leur amour.
La femme a prosposé le mariage. Le jeune a d’abord hésité. Il lui avoué être déjà marié et père de trois enfants. Elle lui a répondu qu’elle n’y voyait aucun inconvénient, ce qui est inhabituel dans une relation entre un homme noir et une femme blanche.
Ce samedi, le jeune homme a été surpris par la série de photos que la Canadienne lui a envoyées. Il s’agit des images de lui nu, dans différentes scènes intimes avec son épouse. Il ne se souvient pourtant pas avoir passé son téléphone à la canadienne lors de leur rencontre à l’aéroport d’Ethiopie.
La jeune femme exige 5 000 dollars, soit près de 50 millions de francs guinéens. Faute de quoi, elle menace de publier les photos sur les réseaux sociaux.
Surpris par ce revirement soudain vis-à-vis de lui, alors qu’il prenait déjà au sérieux sa relation avec la Canadienne, le jeune homme a cherché à savoir comment elle a eu lesdites photos.
D’après lui, son enquête a conclu qu’il a été victime d’un logiciel espion, ce qui laisse penser que la femme aurait pris le contrôle de son téléphone lors de leur rencontre à Addis-Abeba, sans qu’il ne s’en rende compte.
Oury Maci Bah pour Fatalainfos.com.









