Dansa Kourouma sur la durée de la transition: « le calendrier d’une transition doit être à la phase terminale »

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Fraîchement rentrée en Guinée après un séjour passé à l’étranger, le Président du conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) a rencontré ce mercredi, 08 septembre les jeunes de sa structure. Il était porteur d’un message de paix et d’unité qu’il a bien voulu partager avec la jeunesse du CNOSCG.

D’entrée de jeu, Dansa Kourouma a félicité et encouragé ses jeunes pour le travail qu’ils ont entamé depuis l’avènement du CNRD au pouvoir en Guinée par un coup d’État. En plus, il leur a expliqué le rôle qui les incombe afin que la transition se passe dans les meilleures conditions.

Pour cela, il a rappelé qu’il faut d’abord renforcer l’unité avant de mettre les institutions en place.
« C’est de donner les grandes directives, nous sommes dans un processus ou beaucoup ne savent pas c’est quoi la transition. Donc il faut nous accorder d’abord sur notre vision sur la transition. La première chose c’est de mettre en place à l’unisson dans l’harmonie les bases d’un État démocratique doter d’institution forte. Des institutions qui résistent même aux intempéries du temps et aux intempéries de l’histoire. La transition sous-entend créer les conditions pour que l’accession de l’élite politique au pouvoir se passe sur une base transparente, sur une base crédible, sur une base équitable. La transition sous-entend aussi amorcer le changement de mentalité et la réconciliation nationale, la réconciliation de tous les guinéens. Cette réconciliation n’est possible qu’avec une justice impartiale, une justice indépendante, une justice transparente et une justice qui à les moyens de sa politique. Au lieu de succomber à la tentation avec l’influence de la manipulation des promesses qui ne seront pas tenues, c’est de demander a la jeunesse guinéenne de se mettre au travail », a t-il déclaré.

Abordant la question sur la durée de la transition, Dansa Kourouma estime qu’il faut d’abord s’accorder sur ce qui va être fait pendant la transition avant de définir le calendrier.
« Par expérience, le calendrier d’une transition doit être à la phase terminale, nous devons nous accorder d’abord sur ce que nous allons faire. En matière de planification, vous listez les taches a accomplir avant de vous attribuer le temps nécessaire pour les accomplir. La première chose à faire d’abord, c’est de nous accorder sur ce qui doit être fait pendant la transition. Si on ne sait pas ce qu’on veut faire, l’envergure des reformes, la profondeur de la structuration de l’État, on ne peut pas donner un calendrier, tout calendrier donnerait ça sera un calendrier fallacieux. Donc le travail consiste d’abord à mettre tout le monde autour d’une table, nous accorder sur ce qu’on doit faire pendant la transition et après on donnera le temps nécessaire pour le faire », a souligne le président du CNOSCG.

Pair ailleurs, Dansa Kourouma a invité ses paires a être vigilant et à veiller à ce que la transition se passe de manière rationnelle, inclusive et transparente.
« Les messages que j’ai fais passé aux acteurs de la société civile, c’est d’être vigilant, veiller à ce qu’il n’y ait pas de règlement de compte dans les quartiers. Veiller à ce qu’il n’y ait pas de chasse aux sorcières, veiller à ce qu’il n’y ait pas d’acte de vengeance et de revanche. La vengeance et la revanche se sont des faits des hommes qui ne sont pas pieux. Donc une fois encore c’est pour dire à cette jeunesse qui est mobilisé dans cette salle qu’ils ont un travail, ils doivent veiller à ce que la transition se passe de manière rationnelle, inclusive, transparente, efficace avec des réformes approfondies et non des réformes bafouées. Il ne faut pas succomber dans la tentation, succomber dans la tentation ça veut dire continuer éternellement à applaudir non! Nous devons être vigilant. La vigilance doit être au niveau le plus élevé pour empêcher les appétits de conservation et empêcher les appétits de récupération et empêcher que notre transition ne soit bafouée. Nous allons continuer à veiller sur la transition jusqu’à ce que les nouvelles autorités travail conformément à la feuille de route qui va être tracé par la transition. Le travail qui consiste à faire, c’est de mettre en place les bases d’un État démocratique, d’un État solidaire et d’un État pacifique et la justice soit la boussole », souligne le président du CNOSCG.

Facinet Camara
620794714

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