Ibrahima Diallo sur le sort des promoteurs du 3ème mandat : ’’Ces personnes là sont à extirper en attendant que le droit soit dit »

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Fidèle à son combat de l’instauration d’un État de droit en Guinée, le front national pour la défense de la constitution (FNDC) a publié ce vendredi, 24 septembre une liste de 93 hauts dignitaires du régime d’Alpha Condé comme promoteurs du 3eme mandat.

 

 

Le responsable des opérations du FNDC a déclaré que ces personnalités doivent être extirpées du processus de transition en attendant que la justice fasse son travail.

« Pour le moment je précise bien qu’on ait documenté tous ces agissements nous considérons ces personnes là devant les juridictions comme des présumés coupables. C’est à la justice qui doit sur la base des preuves et sur la base de la défense de pouvoir dire tel est coupable ou tel n’est pas coupable. Nous avons fait notre travail, nous avons donné à nos avocats et les avocats sont entrain de saisir les juridictions compétentes. Pour mesure conservatoire, ces personnes là sont à extirper en attendant que le droit soit dit » déclare Ibrahima Diallo.

 

Poursuivant, le responsable des opérations du FNDC a indiqué que la publication de cette liste s’inscrit dans le cadre de la moralisation de la vie publique pour éviter à la Guinée de sombrer dans une pareille situation à l’avenir.

« Nous insistons beaucoup la dessus, c’est pourquoi dès la création du front national pour la défense de la constitution, nous avons mis en place un système de monitoring qui avait pour travail de veiller sur les discours, les actes posés, les compromissions allant dans le sens d’accompagner le 3ème mandat. Donc nous avons documenté les agissements de toutes les personnes qui figurent sur cette liste. Nous avons envoyé ces documents là devant les juridictions à l’international, nos avocats disposent les copies de ces documents. Et c’est sur la base des instruments auxquels la Guinée est parti que nous avons décidé de poser ces actes », a t-il indiqué.

 

Ibrahima Diallo a expliqué que le front national pour la défense de la constitution a engagé cette procédure en se fondant sur les instruments juridiques dont la Guinée est parti. Il a rappelé que sur le plan régional, vous avez l’article 25 alinéa 5 de la charte africaine pour la démocratie, des élections et la gouvernance qui dispose « les États partis conviennent  de l’utilisation entres autres des moyens ci-après pour accéder ou se maintenir au pouvoir constitue un changement anticonstitutionnel et est passible  de sanction appropriée de la part de l’Union africaine. Il a cité une disposition de cette charte qui stipule : « on dit tout amendement, toute révision des constitutions ou des instruments juridiques qui portent atteinte aux principes de l’alternance démocratique est sanctionné ». Et sur la base de cet article, il est bien indiqué toutes les personnes qui sont associées de près ou de loin à un changement anticonstitutionnel ne peuvent prétendre occuper un poste politique et que toutes ces personnes là ne peuvent prétendre se porter candidat aux élections dans une transition ayant pour objectif un retour à l’ordre constitutionnel et que ces personnes là sont poursuivables devant une juridiction compétente de l’Union africaine.

 

Facinet Camara 620794714

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