À l’approche du double scrutin législatif et communal, la Haute Autorité de la Communication (HAC) durcit le ton et affine sa stratégie. Son président, Boubacar Yacine Diallo, a réuni ce samedi 11 avril les responsables de médias pour fixer les règles d’une couverture électorale qui s’annonce strictement encadrée.
Malgré le report d’une semaine des élections, désormais prévues pour le 31 mai 2026 par décret présidentiel, l’institution maintient son calendrier. L’objectif reste clair : garantir un accès équitable aux médias tout en sécurisant la communication des différents candidats.
La RTG, pivot du dispositif national
Pour les candidats engagés sur la liste nationale, le passage par les médias publics demeure incontournable. La campagne se déroulera principalement dans les studios de la RTG, à Koloma.

Le mécanisme est bien défini : les candidats ou leurs représentants enregistreront leurs messages de campagne, qui seront ensuite diffusés de manière synchronisée sur la télévision nationale, la radio nationale ainsi que sur l’ensemble des radios rurales du pays.
Décentralisation et ancrage local
Pour les scrutins uninominaux et communaux, la HAC privilégie une approche de proximité. Au total, 32 radios rurales sont mobilisées pour couvrir les différentes circonscriptions.
Cas particulier : à Coyah, dépourvue de radio rurale, une station privée locale a été sollicitée pour assurer cette mission de service public.

Une ouverture encadrée aux médias privés
Grande innovation de ce processus électoral : l’intégration officielle des médias privés dans le dispositif de régulation. Dans la zone spéciale de Conakry, treize radios privées ont été retenues pour relayer les messages de campagne.
« Ces radios sont déjà informées. Nous avons également désigné des superviseurs pour chaque circonscription. Leur rôle sera de valider les messages avant leur diffusion afin d’en garantir la conformité », a précisé Boubacar Yacine Diallo.
Une surveillance renforcée pour prévenir les dérives
Ce dispositif de contrôle vise à prévenir tout dérapage, notamment les discours de haine ou les propos contraires à l’éthique journalistique, dans un contexte politique jugé sensible.
En structurant ainsi l’accès aux médias, la HAC entend assurer une visibilité équitable à l’ensemble des candidats, indépendamment de leur poids politique.
Le message est sans équivoque : la campagne électorale de 2026 se déroulera sous haute surveillance médiatique.
Ba Sékou Soumah pour Fatalainfos.com









