Cour d’Appel de Conakry : Me. Pépé Antoine Lamah déplore la non exécution du mandat d’arrêt contre Fabou Camara et Simakan

0
228

Le procès en appel opposant le front national pour la défense de la constitution (FNDC), au Contrôleur Aboubacar Fabou Camara ex Directeur général de la DPJ et Mohamed Lamine Simakan a été ouvert ce lundi, 08 février 2022, à la Cour d’Appel de Conakry. Après avoir constaté la présence des prévenus, le président de la Cour a donné la parole aux parties en procès. Les avocats de la partie civile ont demandé l’application immédiate du mandat d’arrêt émis par le juge du TPI de Dixinn contre Fabou Camara et Simakan. Chose que le président de la Cour n’a pas accepté, il a renvoyé la délibération sur cette observation de la partie civile au 14 février prochain.

 

A sa sortie de la salle, Maître Pépé Antoine Lamah a déploré cette décision du juge.

« Nous sortons très déçu de cette audience, par ce qu’on vient de nous jeter à la figure. Souvenez vous c’est à l’audience du  24 septembre 2020,suite à la requête de Monsieur Ibrahima Diallo et Sékou Koundouno que le juge correctionnel de première instance de Dixinn a décerné mandat d’arrêt contre ces deux prévenus. Et contre ce jugement qui en l’état était insusceptible de recours. Le ministère public d’alors dans le simple but de sauver son fauteuil de procureur a interjeté appel. Aujourd’hui donc le dossier a été appelé, la défense a sollicité le renvoi pour préparer son travail ce qui est tout à fait normal. Après que la cour se soit prononcée sur la question en mettant  l’affaire en délibérée,  nous étions déçu quand même que la Cour étant dessaisie revient encore pour dire que le mandat d’arrêt ne sera pas exécuté. Ce qui est juridiquement inadmissible. Un mandat d’arrêt est exécutoire nonobstant tout recours. Et nous avons également relevé le manque de volonté même du ministère public à mettre en exécution ce mandat. Parce que à l’entame des débats lui-même l’a souligné que tant qu’il n’y a pas main levée de ce mandat, le mandat est exécutoire. Alors en ce permettant de demander à la cour de revenir sur cette question c’est comme si le procureur général à travers son représentant lui-même a peur de mettre en exécution ce mandat là. Chose que nous ne comprenons pas ,chose que nous condamnons, chose que nous déplorons », a-t-il déploré.

 

En revanche, Me Cherif Eh Fodé Kaba l’un des avocats de la défense a salué la décision du juge. Il estime que cette demande de de la partie civile est inopportune.

« Nous nous estimons que cette demande de la partie civile, elle est inopportune dans la mesure où l’objectif d’une partie civile c’est pas d’emprisonner quelqu’un,  c’est la réparation. Et nous estimons que cette demande elle est inopportune, elle est sensationnelle et relève tout simplement de l’émotionnel », a-t-il  indiqué .

 

Il faut souligner que sur la demande de la défense, le procès a été finalement renvoyé au 14 février prochain pour la suite des débats.

 

Facinet Camara 620794714.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici