Le collectif des avocats du Commandant Aboubacar Diakité, dit Toumba, a vivement dénoncé, ce mardi 10 février 2026, son transfert de la maison centrale de Conakry vers la prison civile de Coyah, qu’il qualifie de mesure arbitraire et illégale, prise en l’absence de toute décision judiciaire préalable.
Dans un communiqué rendu public à Conakry, les avocats estiment que ce transfert porte atteinte à l’autorité de la justice, viole le principe de légalité de la détention et compromet les droits à la défense et au recours effectif de leur client.
Selon le collectif, aucune juridiction compétente n’a été saisie, alors que les textes en vigueur — notamment les articles 1113, 1019 et 1020 du Code de procédure pénale — imposent qu’un incident lié à l’exécution d’une peine soit soumis à l’autorité judiciaire concernée.
Une condamnation en appel, une peine presque purgée
Les avocats rappellent que M. Diakité a été condamné le 31 juillet 2024 à 10 ans de prison par le Tribunal de première instance de Dixinn, une décision frappée d’appel. À ce jour, il aurait déjà purgé 8 ans, 10 mois et 27 jours de détention.
Ils soulignent également qu’aucun titre légal ne justifie sa détention à Coyah, contrairement à la maison centrale de Conakry où il était incarcéré en vertu d’un mandat régulier.
Des exigences claires
Face à ce qu’ils qualifient d’« acharnement », les avocats exigent :
La cessation immédiate de cette mesure jugée attentatoire aux garanties fondamentales ;

Le retour sans délai de leur client à la maison centrale de Conakry.
Le collectif prévient qu’il se réserve le droit d’engager toutes les actions légales nécessaires, tant au niveau national qu’international.

Rédaction.









