Condamné à 25 ans de prison en 2018, Ibrahima Diallo est incarcéré à la prison d’El-Menia, située en plein désert. Ses nombreux appels à l’aide, adressés à son pays, la Guinée, n’ont pas encore porté fruit.
La vie de ce jeune homme a basculé du jour au lendemain. Il a été arrêté avec d’autres Guinéens lors d’une séance de retrouvailles. La police a fait une descente sur leur lieu de rendez-vous et les a arrêtés.

D’après nos informations, c’est une affaire de réseau de passeurs de migrants clandestins qui a mal tourné. Leur dernier client n’aurait pas respecté l’accord conclu pour son entrée en Algérie depuis le Cameroun.
Le plan établi pour espérer récupérer le reste de l’argent a été de stimuler un enlèvement, suivi de torture contre le client. La scène a été photographiée et les images ont été envoyées par WhatsApp à la famille du Camerounais. Mais plutôt que servir un moyen de pression, cette idée s’est retournée contre les auteurs.
La famille du Camerounais a profité des images reçues pour mettre Ibrahima Diallo dans le collimateur de la police algérienne. Après plusieurs semaines de recherches, lui et plusieurs de ses amis ont été arrêtés.
Au terme de leur jugement, ce sont trois d’entre eux qui ont été condamnés à 25 ans de prison ferme chacun.
ans de prison chacun. Ils ont passé les six premiers mois de leur peine à la prison de Tamanrasset, à plus de 1900 kilomètres d’Alger, la capitale.
Ils ont ensuite été transférés à la prison d’El-Menia, située en plein désert, entre les villes d’In Salah et de Ghardaïa. Notre rédaction a pu contacter Ibrahima Bah par l’intermédiaire d’un ami qui lui rend visite de temps à autre. C’est à cet ami qu’il adresse des appels à l’aide à son pays, la Guinée.









