Un incendie s’est déclaré ce lundi 19 janvier 2026, aux environs de 12 heures, dans l’appartement d’une enseignante situé au quartier Khougnawadé 2, dans la commune urbaine de Boké. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, un court-circuit serait à l’origine du sinistre.
La victime, Mme Fatoumata Sylla, enseignante à l’école primaire de Baralandé, a tout perdu dans cet incendie. Pendant qu’elle était en salle de classe, en train de dispenser ses cours, les flammes réduisaient son logement et l’ensemble de ses biens en cendres. Ce lundi soir, elle était contrainte de passer la nuit à la belle étoile.

Âgée d’une quarantaine d’années, Mme Fatoumata Sylla encadre une classe multigrade (3e et 4e années) à l’école élémentaire de Baralandé, l’un des plus grands quartiers de la commune urbaine de Boké.
Très affectée, elle a confié à notre rédaction les circonstances dans lesquelles elle a appris la terrible nouvelle :
« Cette nuit-là, il n’y avait pas de courant chez nous. Le matin, avant de partir à l’école, j’ai débranché tous mes appareils. Vers 12 heures, pendant la récréation, je préparais mes leçons pour le lendemain quand une voisine m’a appelée pour m’informer que ma maison avait pris feu. J’ai aussitôt pris un taxi. À mon arrivée, tout avait déjà brûlé. »

Aujourd’hui, l’enseignante se retrouve totalement démunie. Vêtements, chaussures, économies, provisions alimentaires et appareils électroménagers ont été consumés par les flammes.
En larmes, elle lance un appel à l’aide à l’endroit de l’État et des personnes de bonne volonté :
« Je demande l’aide de l’État, car j’ai perdu tous mes dossiers administratifs et mes documents pédagogiques. Ce sont ces papiers qui me tiennent le plus à cœur. Les biens matériels, Dieu peut les redonner, mais l’éducation, c’est toute ma vie. »
Grâce à la mobilisation des jeunes du quartier, appuyés par des gendarmes et des agents de l’EDG, le feu a pu être maîtrisé, évitant ainsi sa propagation aux concessions voisines.
Ce nouvel incendie remet une fois de plus au centre des préoccupations la question du manque de camion-citerne et de moyens adéquats pour le service de la protection civile à Boké, une insuffisance qui fragilise considérablement la sécurité des populations du chef-lieu de la préfecture et de la région.
Mohamed Abdallah Gandéka.









