Cinéma : le ministre Bantama Sow sur le site de tournage du film intitulé ‘’vivre pour t’aimer’’

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Une première en Guinée, qu’un ministre de la république se rend sur les lieux de tournage d’un film. Ce jeudi 02 juillet 2020, le ministre de la culture, des sports et du patrimoine historique s’est rendu sur le terrain pour apporter son soutien et celui de l’Etat à l’équipe de tournage du film intitulé ‘’vivre pour t’aimer’. La réalisation de ce film se faite à Foulamady un quartier de la Commune de Ratoma.

 

 

Au nom du gouvernement Kassory Fofana, Sanoussy Bantama Sow a d’abord félicité les acteurs pour cette initiative, avant de réitérer son engagement à accompagner l’équipe jusqu’à la production finale du film.

« Notre présence ici, est de rassurer les jeunes qui ont décidés de montrer leur talent et tous les jeunes qui se dirigent vers l’école des beaux-arts de Dubréka ou d’autres écoles de cinéma, que l’Etat les soutiennent et nous allons continuer à les soutenir. C’est l’objet de ma visite sur le site du tournage, d’un second film de l’actrice Fatoumata Kandé, qui a déjà réalisé par le passé un autre film intitulé légitime défense. Donc, ces de la soutenir et encourager de son combat pour le cinéma guinéen et elle a le soutien de tous les cadres du ministère de la culture», a-t-il indiqué.

 

Ce film intitulé ‘’vivre pour t’aimer’’ est tiré d’une histoire vraie. Fatoumata Kandé, réalisatrice, essaye de montrer à la face du monde, la façon dont les invalides sont traités en Afrique.

« Ce film que nous réalisons, retrace l’histoire d’un jeune homme atteint du cancer et qui a perdu l’usage de ces jambes après un accident. Très malheureusement, à cause de son immobilité il n’arrive plus à faire la kinésithérapie et qui fait que son état de santé se dégrade. Il avait l’habitude de recevoir des aides-soignants, qui venaient l’assister pour ses besoins. Mais à cause de son caractère très nocif lié à sa maladie, il finit par rejeter tout le monde. Heureusement sa famille arrive à trouver une aide-soignante pour lui et elle l’entraîne dans une histoire dramatique, mais à la fois très romantique. Ce que j’essaie de faire est de remettre en cause, la façon dont nous traitons les Invalides en Afrique. Parce que, nous ne cherchons pas à savoir pourquoi et comment ils se retrouvent dans une telle situation. Alors qu’ils doivent être traités comme nous », explique-t-elle.

 

Elle poursuit en disant qu’: « Il faut que le cinéma guinéen reprenne sa place d’en temps. La Guinée en 1969, lorsqu’on créait le ‘’FESPACO’’, quand les distributeurs européens refusaient de donner des films, seule la Guinée aux temps de la première république, a pris les films et aller les accompagner pour que les gens puissent avoir des films à projeter. Mais de nos jours, la Guinée se retrouve en arrière et Dieu merci on constate la reprise. Cette reprise peut se faire, si l’Etat se bouge un tout petit peu, parce qu’il a des bailleurs traditionnels du cinéma et qui demandent à chaque porteur de projet d’apporter 40% et svp la Guinée apporte nous ça, pour que tous ces jeunes aient du boulot. »

 

Sur le champ de tournage, comme pour montrer son soutien à l’équipe, le ministre a offert 10 millions de francs guinéens aux acteurs et 30 millions à la réalisatrice. Un geste qu’il qualifie de personnel et l’accompagnement de l’Etat pourrait venir très prochainement.

 

Mohamed Diakité

627 10 61 56

 

 

 

 

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