Cela fait aujourd’hui 50 ans que des Guinéens appartenant à toutes les familles sont dans des fosses communes. Les graves purges perpétrées par la PDG et son leader Sékou TOURE laissent encore des milliers de familles sans deuil, en larmes, dans la souffrance. Des tueries massives, violentes, inhumaines suite à des condamnations extrajudiciaires et dans l’irrespect total des lois de notre pays qui ont commencées en 1959, s’exacerbèrent en 1971 jusqu’en 1983. Comment peut-on arriver à hair ses élites, les premières personnees
ressources d’un pays nouvellement libéré de la colonisation ? Qu’est-ce qui peut justifier ces éliminations
physiques et la réduction des familles à l’état de pauvreté? Après 50 ans de souffrance, nous n’avons pas encore la réponse.
Aujourd’hui, nous victimes, et enfants de victimes de toutes ces répressions, appelons les autorités à se pencher sur cette page douloureuse de notre histoire. Il est temps de mettre fin à l’omerta savamment entretenue. ll est temps que la vérité et la justice réconcilient les Guinéens avec leur passé. Ce passé ne saurait être travestie par le mensonge entretenu par le PDG et son leader Sékou TOURÉ. En effet, si la France a abandonné la Guinée à son sort, si elle a entretenu et cautionné certaines tentatives de déstabilisation de la Guinée, elle ne peut être responsable des graves purges perpétrées par Sékou TOURE dans son pays, décapitant ainsi des milliers de familles qui resteront sans leurs pères.
Aujourd’hui, nous demandons l’implication de chaque victime, chaque fils dont le père ou les parents ont péri
dans ces purges, pour faire accepter aux autorités le caractère sacré de la réouverture de ce dossier. Nous demandons au ministre d’Etat Kiridi BANGOURA de soutenir cette question. Nous demandons au ministre Aboubacar Barry (BIG UP) de plaider pour la mémoire de son père. Nous demandons au Vice-Gouverneur de la BCRG, Baidy ARIBOT d’aider cette cause pour son père. Nous demandons au ministre Abdoulaye MAGASSOUBA
de le faire pour le feu MAGASSOUBA Moriba.
Nous demandons au ministre d’Etat DIANE de nous apporter son soutien aux noms de ses frères défunts. Nous demandons au premier ministre Kassory FOFANA de faire de cette question une priorité de sa nouvelle mandature pour la Guinée et pour l’Ambassadeur Kassory BANGOURA. Enfin nous demandons au Président de la République de Guinée, le Professeur Alpha CONDE d’instruire son Gouvernement afin que le dossier des camps Boiro soit débattu car chacun a perdu un ou plusieurs membres de sa famille dans ces purges et le Professeur Alpha CONDE fut à l’époque victime à tort d’une condamnation à mort par contumace.
Messieurs les membres du Gouvernement, vos pères, vos oncles, vos frères, nos pères n’ont jamais été des traitres contre la Guinée. Cétaient des hommes bien éduqués, bien formés, des hommes d’honneur. lls n’ont pas leurs places dans des fosses communes. lls doivent être réhabilités. Les charniers doivent être mis à la disposition des familles afin que des sépultures dignes puissent être construites pour eux. Chaque guinéen est concerné par cette histoire douloureuse. C’est pourquoi notre appel à la vérité et à la justice pour un véritable PLUS JAMAS ÇÀ a besoin d’être entendu.
Plus Jamais çà.
Le Bureau Exécutif.
Conakry le 25 janvier 2021









