Compétition interscolaire et interuniversitaire du SALEC:  les 69 candidats initiés à une nouvelle technique de la lecture

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Le  Salon de la Lecture (SALEC) a tenu ce samedi une formation pour les 69 candidats de sa compétition interscolaire et interuniversitaire, dont la finale est prévue le 11 avril prochain. Ladite formation s’est déroulée dans un complexe hôtelier de Conakry. Elle portait sur plusieurs thématiques parmi les lesquelles figurait la maîmaping, une technique de la lecture très rarement connue en Guinée.  Les participants sont issus de différentes écoles et universités de Conakry.

 

« Dans le cas précis, la maîmaping peut être utilisée pour plusieurs raisons. Comment faire un résumé de texte? Avec ces élèves qui ont lu des livres aujourd’hui, ça va leur permettre d’avoir des idées et les structurer. C’est vraiment d’être créatif dans la génération des idées », explique le formateur Saikou Alkaly Camara avant d’ajouter: « j’ai senti qu’ils ne savaient pas du tout ce que c’est que la maîmaping. C’est normal. Au-delà de la Guinée, d’ailleurs dans le monde la carte cognitive ou la maîmaping, beaucoup ne connaissent pas encore. Mon objectif est de montrer aux candidats pour qu’au-delà du SALEC,  ils puissent en utiliser ». 

Il se révèle que l’apprenant guinéen n’aime pas la lecture et cela pousse de nombreux observateurs à sous-estimer son niveau. Alors pour aider à inverser la donne, le SALEC mise sur la formation en différentes techniques de lecture.

« Le SALEC ne vient pas pour blâmer ou répéter ce que les autres ont déjà dit mais c’est d’apporter des solutions au système éducatif guinéen. N’oubliez pas que la lecture est à la base de toute formation professionnelle. Donc nous venons en tant que remède à un problème dont tout le monde connait », précise sa coordinatrice, Kadiatou Kaba.

Les participants à la formation sont contents des nouvelles notions acquises.

« J’ai aimé (la formation) parce que je constat que nombreux sont des jeunes qui ne lisent pas. Ils n’ont pas un certain niveau de culture générale, et quand on entend parler de culture générale c’est quelqu’un qui lit », dit Fatoumata Diaraye Sacko. Emanuel Loua qui est aussi l’un des participants, laisse entendre : « toute personne qui lit est une personne cultivée. Nous remarquons ces dernières années que plusieurs élèves ou étudiants ont du mal à avoir l’amour de la lecture. Je pense que cette initiative va permettre d’avoir une visibilité sur tous les nouveaux écrivains qui sont tous très pertinents ». 

 

Agnès Damba

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