Condamné à 5 ans de prison ferme et au paiement de 100 millions de francs guinéens par le tribunal de première instance de Dixinn, les avocats de Mamady Condé alias Madic sans frontière ont fait appel de la sentence en se basant sur les 27, 28 et 29 du code pénal. Ce qui a conduit à l’ouverture d’un nouveau procès. Ce jeudi, une nouvelle audience a eu lieu.
Lors de la phase des plaidoiries, le procureur général près la cour d’appel de Conakry a demandé au juge la réduction de la peine de 5 ans de Madic 100 frontière à 12 mois. Quant à maître Salifou Beavogui, avocat de la défense, il s’est prononcé en faveur de la libération de son client. Convaincu de l’innocence du jeune opposant, il sollicite une condamnation avec sursis au cas celui-ci serait reconnu coupable.
« Les débats se sont bien passés à l’audience. Nous avons continué à démontrer son innocence. Nous avons d’abord contesté l’enquête préliminaire parce que notre client a été interpelé. Il a fait près d’un mois avant d’être déféré. Toutes les règles élémentaires à la matière n’ont pas été respectées. Nous le disons avec beaucoup de courage et beaucoup de bravoure parce que nous nous battons pour le respect des libertés des citoyens. Quand un citoyen est en conflit avec la loi, il faut bien respecter la procédure. Nous avons contesté le fond du dossier et nous avons plaidé le non coupable. Nous avons demandé l’application de l’article 544 son renvoi de fin de la poursuite, et à défaut, si la cour venait à obtenir sa conviction sur une quelconque charge une condamnation alors que la cour a des circonstances atténuantes. Heureusement le parquet a bondi dans le même sens en demandant à la cour de faire application de circonstance atténuante, de ramener la lourde peine de 5 ans à un an. Nous avons demandé à ce qu’il soit condamné éventuellement avec sursis. Donc l’affaire a été mise en délibéré pour le 22 avril de ce mois et mon client est reparti en prison très satisfait. Il a présenté des excuses à tous ceux qui se sont sentis offensés par cette affaire. Et ses excuses sont différentes de la culpabilité. Je souhaite qu’il soit libéré. Le juge prendra compte et prendra sa décision souverainement », a déclaré maître Béa à la sortie de l’audience.
Après les plaidoiries du parquet et la défense, le juge Mangadouba Sow a renvoyé la délibération au 22 avril prochain. Madic sans frontière, lui a été reconduit à la maison centrale où il est détention depuis novembre 2020.
Facinet Camara
655765079









