Dr Ousmane Kaba: « les acteurs politiques étaient tous unanimement et conscients… »

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La concertation nationale sur le déroulement de la transition a été ouverte ce mardi, 14 septembre à Conakry. La première journée de cette rencontre a commencé par les échanges entre le Comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD) et les responsables des partis politiques.

Au terme de plus de deux heures d’échange, le président du parti des démocrates pour l’espoir (PADES) n’a pas caché ses premières impressions par rapport au déroulement des discussions.
« Je pense que les militaires ont voulu rencontrer la classe politique, vous savez que nous sommes dans un régime d’exception qui s’appelle la transition. Donc il est important que les acteurs se rencontrent et échangent pour savoir d’abord comment on va gérer la transition et comment on va sortir de la transition. Il a été constaté en tout cas ce que j’ai attendu des différents acteurs, c’est que les acteurs politiques étaient tous unanimement conscients du bon travail qui a été fait par la junte militaire. Parce qu’il y a eu un coup d’État constitutionnel que nous avions dénoncé à l’époque et dans ces situations là, il n’y avait que le changement militaire, pour mettre fin à cette dérive. Ceux-ci étant, comment est-ce que nous voyons l’avenir ? », s’interroge Dr Ousmane Kaba.

D’après le président du PADES, le CNRD a invité la classe politique à réfléchir et à chacun de donner son point de vue. De ce fait, il exprimé son souhait de voir les acteurs politiques se mettre ensemble afin de définir la feuille de route de la transition.
« Maintenant dans une étape, deuxième étape nous allons nous concerter entre nous partis politiques pour qu’ensemble avec les militaires nous puissions convenir d’un agenda de la transition. Donc comme je l’ai dit moi-même, il faudra qu’on soit d’accord sur la mission qui est de restaurer l’État de droit, sur les objectifs, qui est de convenir pour une élection libre et transparente acceptée de toutes les parties. Mais pour cela il faut des changements institutionnels, il faut une nouvelle constitution, il faut un nouveau parlement, il faut des lois. Donc pressons nous raisonnablement c’est ça, que ça veut dire. Il faut aller vite, mais pas se précipiter non plus parce qu’il faut des bases solides pour ces institutions pour que ça marche », souligne le président du PADES.

Facinet Camara
620794714

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