Dubréka : le gérant du « Chien qui fume » interpelle l’État à sauver ce patrimoine touristique

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Le ‘’Chien qui fume » est l’un des premiers sites touristiques de la Basse Guinée. Il est situé auprès du marigot appelé Bondabon dans la préfecture de Dubréka et découvert par un blanc avant l’indépendance de notre pays.

 

 

 

Selon Abdoulaye Souapiti Sylla, gérant principal dudit site touristique, cette montagne s’appelait  Dixeinn avant de porter le nom « Chien qui fume », parce que  sa forme ressemble à un chien couché avec une cigarette.

« C’est la montagne qu’on appelle Chien qui fume, elle a la forme du Chien et pendant l’hivernage les nuages représentent la fumée, c’est pourquoi on l’appelle chien qui fume. Ici on a tout le complexe, on a des logements en location, on a 25 chambre, un centre de loisir, il y a le restaurant et la piscine naturelle. Ce site appartenait à un blanc qui a ouvert ce coin pour le faire a un site touristique mais il n’a pas eu longue vie. C’est après ma patronne a récupéré le coin pour en faire à un site touristique qui est l’un des premiers sites de la Basse côte », a t-il expliqué.

 

Notre interlocuteur nous a confié qu’après le décès du blanc, l’État guinéen a récupéré le site. Mais compte tenu de certaines difficultés l’État a confié la gestion a un privé. Malgré cette privatisation, le site « Chien qui fume  » est aujourd’hui confronté d’énormes difficultés liées au mauvais état de la route d’accès, la rareté de la clientèle et la construction anarchique au pied de la montagne.

« Actuellement on a beaucoup de problèmes, on souffre énormément, ça ne marche pas au niveau de la restauration, au niveau du logement bref au niveau de tout le complexe. Ça ne marche pas depuis l’apparition de la covid-19 il n’y a vraiment pas de clientèle et on a des difficultés pour payer nos employés. Ils sont embauché mais comment les payer, il n’y a pas de clientèle. On payait l’impôt mais cette année, nous ne savons pas comment on va les payer. Maintenant le domaine est en train d’être vendu aux particuliers, notre piscine naturelle est actuellement en voie de destruction. Les gens ont construit les bâtiments au bord du marigot, nous avons interpelle les autorités sur ça. Le Maire connaît, le préfet connait même le Ministre est au courant de cette situation. C’est le Chef de quartier et sa famille qui ont vendu certains endroits. Les enfants font du caca et même les pampèsses des enfants se retrouvent dans la piscine et cela nous porte préjudice, ça décourage nos clients », a indiqué le gérant du site chien qui fume.

 

Pour permettre à ce patrimoine touristique de garder sa réputation d’antan et d’attirer la curiosité des visiteurs, Abdoulaye Souapiti Sylla sollicite l’accompagnement de l’État.

« J’ai pitié de ma patronne ici, elle dépense beaucoup mais il n’y a pas de clientèle. C’est l’État qui doit nous aider, les domaines touristiques en Guinée ne sont pas pris en charge. Si réellement l’État prenne les sites touristiques en charge, ça va beaucoup nous aider. Les sites touristiques appartiennent a la Guinée donc l’État doit nous aider », a t-il lancé.

 

A souligné que les journalistes touristiques en formation à l’école supérieure du tourisme et de l’hôtellerie ont visité le chien qui fume ce jeudi, 05 novembre 2020, pour toucher du doigt a la réalité de ce site touristique.

 

Facinet Camara 620694714.

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