Ousmane Gaoual Diallo s’en prend à nouveau à la CENI (commission électorale nationale indépendante et aux CACV (commissions de centralisation des votes). Il les accuse d’être à la base des tueries post-électorales dans le pays. Pour ce qui est des résultats provisoires du scrutin présidentiel du 18 octobre dernier, il reste catégorique. Il les rejette et affirme qu’ils ne reflètent pas la vérité des urnes. C’est ce qui ressort d’une conférence de presse tenue ce jeudi par les alliés de l’UFDG.
L’ancien député de Gaoual indique que les » CACV sont les premiers responsables de la mort des jeunes. La CENI en est la deuxième. Il faudrait que les magistrats guinéens déployés dans 38 circonscriptions en Guinée et le président de la CENI considèrent qu’ils sont à l’origine des assassinats des jeunes guinéens qui sortent exprimer leur mécontentement par rapport à ce qu’ils donnent. Ce sont eux les exécutants, ce sont eux qui tuent les enfants dans les quartiers. Nous voulons rappeler également que la situation de notre pays exige de nous, exige de la cour constitutionnelle, exige de chaque guinéen d’aller rechercher la vérité parce que la Guinée est au bord du précipite. Personne n’acceptera une vérité différente de celle exprimée par le peuple dans les urnes.
Au delà d’exiger la publication de ce qu’il appelle la « vérité des urnes », l’opposant revient sur quelques cas de fraudes notés par son parti politique.
« Ce sont 360000 voix qui sont écartés par la CENI et ses démembrements. A qui profite cela ? Par ville, c’est N’Zérekoré qui paie le plus lourd tribu avec 64 000 voix suivies de Kindia 43 000 », dit Ousmane Gaoual Diallo.
Il ajoute que les procès verbaux remontés par les délégués de l’UFDG placent Cellou Dalein Diallo en tête avec 53% de voix contre 48% de voix pour le président sortant Alpha Condé. Pour lui, c’est la raison qui a amené son leader à se déclarer vainqueur dès le lendemain de la présidentielle. « Une victoire qui devrait être reconnue par la CENI mais qui malheureusement est réprimée par les forces de l’ordre », conclut-il.
Agnès Demba.









