L’agression présumée d’une écolière par ses camarades à Labé continue de susciter une vive émotion. L’incident, filmé en deux séquences et largement diffusé sur les réseaux sociaux, a conduit à l’arrestation et à l’incarcération de plusieurs jeunes filles accusées d’avoir participé aux faits.
Face à cette situation, la mère de l’une des agresseuses présumées est sortie de son silence. Elle soutient que la scène relayée en ligne serait le fruit d’un accord préalable entre les jeunes filles, y compris celle présentée comme victime.
« Il s’agit d’une mise en scène destinée à générer des vues sur Facebook. Ces filles, y compris celle considérée comme la victime, ont compris qu’il est facile de gagner de l’argent sur les réseaux sociaux. Elles ont donc imaginé un scénario entre amies, d’où la vidéo que tout le monde a vue », a-t-elle déclaré.
Poursuivant, elle met en doute la thèse d’une véritable agression :
« Si c’était une agression réelle, la victime aurait tenté de se défendre. Même la personne la plus faible essaie toujours de résister avant de céder. Or, dans cette vidéo, ce n’est pas le cas », estime-t-elle.
De son côté, la jeune fille présentée comme victime a déjà livré sa version des faits à la presse. Elle affirme avoir été bel et bien agressée par ses camarades de classe. Nos tentatives pour joindre ses parents sont restées infructueuses. La personne contactée a indiqué que la famille ne souhaitait plus s’exprimer dans les médias.
En attendant les conclusions de l’enquête judiciaire en cours, certains éléments laissent penser qu’un différend lié à des accusations et des propos diffamatoires aurait dégénéré en violences physiques.
Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des scènes d’une rare brutalité. Dans l’une des vidéos, la jeune fille est agressée en public. Dans une autre, elle est violemment battue dans une chambre.
À ce stade, plusieurs des agresseuses présumées ont été placées en détention provisoire à la prison civile de Labé, tandis que d’autres sont toujours activement recherchées par les forces de sécurité.
Oury Maci Bah pour Fatalainfos.com.









