Éducation : Aboubacar Mandela Camara, Nouveau Maître de la Gestion Éducative en Guinée

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Ce mercredi 11 mars 2026, l’enceinte de l’Institut National de Recherches et d’Actions Pédagogiques (INRAP) a vibré au rythme de l’excellence. Sous les projecteurs de la grande salle de Donka, Aboubacar Mandela Camara a brillamment soutenu son Master 2 en Gestion des systèmes éducatifs, délivré par la prestigieuse Université Senghor d’Alexandrie. Un sacre marqué par la mention « Excellent » et un appel vibrant à la professionnalisation du secteur.

 

La consécration d’un expert engagé

Casque aux oreilles, regard fixé sur l’écran et maîtrise parfaite de son sujet : c’est un Aboubacar Mandela Camara serein qui a défendu ses travaux de recherche. Après deux années de formation rigoureuse à distance au sein de l’université internationale de langue française (Université Senghor), le spécialiste guinéen franchit un palier décisif.

Sa spécialité ? La formation des formateurs et des directeurs d’établissements scolaires. Pour le récipiendaire, ce diplôme n’est pas qu’un simple parchemin, c’est une question de légitimité scientifique.

« On ne peut pas être spécialiste par simple inspiration. Il faut certifier ses compétences auprès d’institutions de rang mondial. » — Aboubacar Mandela Camara

Un plaidoyer pour la « qualification » de l’école guinéenne

Au-delà de la réussite personnelle, c’est un véritable projet de transformation qu’il porte. Désigné coordinateur d’un collectif de formateurs spécialisés, il pointe du doigt une faille majeure de notre système : le manque de spécialisation des cadres et gestionnaires scolaires.

Pour lui, le constat est clair : l’éducation est un domaine aussi pointu que la médecine. Elle exige des techniciens formés aux standards internationaux pour sortir de l’amateurisme.

Points clés de l’intervention Vision de l’expert

Objectif atteint Master 2 avec Mention Excellent et Félicitations du jury.

Ambition Poursuivre vers un Doctorat pour renforcer l’élite scientifique guinéenne.

Appel aux cadres Investir 10 à 15 % de ses revenus dans l’auto-formation.

« L’État ne peut pas tout faire »

Dans un élan de franchise, le nouveau diplômé a invité ses pairs à prendre leur destin en main. Face aux ressources limitées de l’État, il prône l’autonomie financière pour le développement personnel : « Investir dans sa formation, c’est s’assurer d’être utile partout, même sans poste officiel », a-t-il martelé avec émotion.

Alors que la Guinée cherche à moderniser son école, l’arrivée de tels profils certifiés à l’international représente une lueur d’espoir pour la qualification de l’enseignement. Pour Aboubacar Mandela Camara, le chemin ne s’arrête pas là : le cap est désormais fixé sur le doctorat.

Ba Sékou Soumah.

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